Et si votre enfant était surdoué ?

JE FAIS LE TEST

Notre petit garçon précoce souffre d’un TDAH

Comme beaucoup de parents, mon mari a découvert son TDAHP (TDAH + EIP selon le professeur Olivier Revol) à la lecture du diagnostic de son fils. Hyperactivité, ennui à l’école, difficulté à se concentrer, échec scolaire, redoublement, déscolarisation, enchaînement de petits boulots… il s’est retrouvé à faire du porte à porte pour vendre des aspirateurs à l’âge de 20 ans… Une formation AFPA l’a remis sur les rails à 23 ans, et depuis il grimpe, il grimpe et ne s’arrête plus de grimper. Il est désormais cadre en ayant commencé au plus bas de l’échelle… Bref, tout ça pour dire que c’est possible de s’en sortir.

On se calme ! Olivier RevolDe mon côté j’ai toujours eu beaucoup de facilité à l’école, je n’ai jamais redoublé, toujours dans les premières têtes de classe, mon bac avec mention, mon diplôme d’infirmière en poche à seulement 21 ans, puis celui de puéricultrice (tout en ayant un bébé de six mois à la maison….) où j’ai même eu la troisième place de ma promo. J’ai été critiquée pour mes mémoires (IDE et puériculture) que l’on disait trop bons pour être écrits par une élève. Je suis extrêmement sensible, intuitive et perfectionniste. Bien que j’en ai souffert étant plus jeune (dépression à l’adolescence, sentiment d’être toujours en décalage avec les autres, angoisses…), la trentaine et ma famille m’ont apporté la sérénité et je n’ai jamais fait de test pour savoir dans quelle case je me situe.

Donc, vous imaginez bien que les gènes de mon mari mélangés aux miens ont donné des enfants « pétillants ». Mon aînée est comme moi, donc bon an mal an, suit son bonhomme de chemin, s’entend mieux avec ceux qui sont plus âgés qu’elle, manque d’organisation, ne se foule pas sur les matières qui lui paraissent incompréhensibles et fait des étincelles dans celles qui lui sont faciles.

La difficulté réelle est apparue avec la naissance de mon fils en 2006. Je n’ai presque pas eu de bébé puisqu’à dix mois, il faisait tout seul (manger, grimper et descendre de sa chaise haute, monter ou descendre de son lit avec le sac de couchage, marcher… courir!). Il était capable d’utiliser de façon détournée des objets de manière à parvenir à ses fins (même un couteau pour dévisser un jouet). Il se mettait sans cesse en danger. Il était propre de jour à 18 mois. Il ne dormait presque jamais, ne faisait que des micro-siestes et la nuit se résumait à 23 heures – 5 heures du matin pour lui. C’était un enfant coquin, charmeur, mais qui ne savait pas utiliser les jouets comme ils devaient l’être. Les voitures n’ont jamais roulé chez nous, elles volaient à travers la pièce! Il aimait le bruit, les cris, les hurlements, se renversait les caisses de jouets sur la tête, jetait tout ce qu’il avait dans la main à travers les pièces… Tout était cassé, désossé, écrasé, mélangé…

A table c’était un cirque abominable. Il faisait des bruits d’explosions avec sa bouche, faisait claquer ses couverts sur son assiette, tournait sur lui-même tellement il gigotait sans cesse, renversait au moins un verre ou deux à chaque repas, faisait tomber sa fourchette une fois, deux fois, trois fois…. finissait par manger à pleine poignée, n’apprenait rien de ses erreurs et chaque jour nous recommencions à zéro.

Autant vous dire que l’arrivée de l’école maternelle nous a semblée être une libération pour nous qui pensions naïvement pouvoir souffler un peu. Malheureusement c’est l’inverse qui s’est produit. Il a été une journée à l’école, et en rentrant, il a dit que ça ne l’intéressait pas et qu’il n’y retournerait plus jamais. Sa maîtresse (qui gérait une classe de 28 petits) l’a pris en grippe de suite. Chaque journée était une épreuve, une descente aux enfers. La phobie scolaire s’est installée petit à petit… Nous pensions à tort que c’était lié à cette maitresse qui ne le comprenait pas. L’année de moyenne section a été pire encore. Lorsqu’il rentrait de l’école, il explosait de rage contre moi, contre lui, se frappait la tête sur le sol, dans les portes, il me frappait, me crachait dessus, a recommencé à faire pipi dans son pantalon… il n’avait que 5 ans et disait que la vie c’était trop nul et qu’il voulait mourir…. En l’écrivant, encore maintenant, j’ai la chair de poule.

J’ai bien essayé de parler avec les maîtresses, mais je passais pour une mère permissive, mon fils était un « enfant roi » qui n’avait rien envie de faire, un futur délinquant qui ne respectait aucune règle… Il avait une étiquette de « méchant » collée sur le front, et il s’appliquait à faire ce qu’on attendait de lui… je ne compte plus les petits qui se sont fait taper ou bousculer à la récréation…

A cette époque, nous étions tous dans une très grande détresse… le couple prend aussi une volée et je commençais même à douter de mes sentiments envers mon fils tellement la vie à ses côtés n’était qu’enfer et crises de nerfs… J’ai rencontré une psychologue scolaire qui m’a enfoncé la tête sous l’eau en me disant que si mon fils était comme ca, c’est parce que j’étais une « trop bonne mère »…. j’étais sans voix! En fait, il faisait tout ça pour retourner à la maison, où sa mère prenait soin de lui… Je suis sortie folle de rage de cet entretien et j’ai pris rendez-vous avec une neuropédiatre de notre ville. Il nous aura fallu 7 longs mois d’attente pour arriver à ce rendez-vous qui a changé notre vie.

La pédiatre nous a laissé déverser tout ce que nous avions accumulé (et il y en avait…..). Elle nous a écouté, tout en observant notre fils qui cassait les jouets, démontait son pèse-personne, essayait de comprendre comment fonctionnait la table d’examen et y coinçait ses doigts. Elle a rempli une grille de comportement devant nous et nous a dit que notre enfant avait TOUS les symptômes du TDAH. Enfin, quelqu’un nous parlait d’une maladie. Quel SOULAGEMENT!!! J’ai fondu en larmes…. Ce n’était pas de la faute de notre enfant, ce n’était pas de notre faute de parents, c’était une maladie, un problème, et il existait des solutions pour améliorer notre vie et surtout celle de notre enfant. Nous sommes ressortis de son cabinet avec des grilles d’évaluation à remplir (par les parents séparément et une par la maitresse), il s’agissait du questionnaire de Conners. Sur les conseils de la neuropédiatre, nous avons mis en place aussi la méthode Barckley sur le feed-back qui a fait des miracles chez nous. Je me suis plongée dans de multiples lectures, j’ai découvert les livres du professeur Revol.

Le dialogue s’est rétabli avec notre fils. Nous avons retrouvé notre place de parents se battant pour leur enfant. Il a été pendant plusieurs mois aussi chez une orthophoniste pour l’aider à se concentrer. Les effets combinés de tout cela ont permis une amélioration des symptômes pendant quelques mois (3 petits mois), puis nous avons refait un bond en arrière.

Notre enfant s’était épuisé à essayer de faire les choses comme il le fallait, il n’y arrivait plus. Il avait 5 ans et 9 mois. La neuropédiatre a décidé de le mettre sous médication (Ritaline). Nous avons eu du mal avec mon mari à sauter le pas (j’ai gardé l’ordonnance deux semaines dans mon sac….) puis nous avons tenté. Le résultat ne s’est pas fait attendre. Notre fils lui-même disait avec ses mots d’enfants que le médicament lui branchait les oreilles au cerveau ! A l’âge de 6 ans, il a fait un bilan cognitif avec une neuropsychologue qui a étayé le diagnostic initial. Notre enfant a un double diagnostic EIP et TDAH ou TDAHP et une dyssynchronie.

Aujourd’hui, il a presque 9 ans et donc 4 ans de médication les jours d’école uniquement. Nous avons eu des hauts et des bas, mais nous avons toujours progressé à ses côtés. J’ai déposé un dossier MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) en août pour demander l’aide d’une Assistante de Vie scolaire. J’attends la notification. Notre fils a repris goût à la vie, il est très fort en maths et sciences, très passionné par l’informatique et par Minecraft (comme presque tous les enfants dans son cas). Il est au courant de ses troubles, en parle simplement, avec ses mots à lui. Ses résultats scolaires ne sont pas significatifs du fait de l’inattention et de sa grande fatigabilité. Il peut avoir un 20/20 comme un 0 dans la même matière, la même journée…. Je devrais avoir des actions chez un fabricant de fournitures scolaires !

Nous avons appris à développer des stratégies d’adaptation, à prévenir voire éviter les crises. Il papillonne en activités extrascolaires. Il a déjà fait de la natation, du judo, de l’escrime, de la capoeira, du canoë et attend ses 10 ans avec impatience pour essayer le tir à l’arc. Sa plus grande difficulté réside dans le fait d’aller au bout de son engagement à l’année. Bref, je suis très fière de mon fils, de son/notre parcours et des parents que nous sommes devenus grâce à lui.

Maintenant, je vais vous parler de ma troisième, née quand mon deuxième avait deux ans et demi. Son frère faisait tout trop vite, elle ne faisait rien. Je la surprenais éveillée dans son lit, fixant le plafond en silence. Elle ne jouait pas, ne cherchait pas à attraper autre chose que son doigt pour le mettre dans sa bouche. J’ai commencé à m’inquiéter, mais son développement psychomoteur bien que plus lent, était en constante évolution. Elle a marché à 18 mois, parlé à 3 ans. Le pédiatre qui la suivait ne voulait pas s’inquiéter trop tôt. Il disait qu’elle allait à son rythme.

L’entrée à l’école s’est bien passée. Elle était jolie et sage comme une poupée, donc elle était la chouchoute de la maitresse qui avait bien du mal à croire qu’il y avait un lien de parenté entre le précédent et elle… J’ai honte de le dire, mais j’étais tellement vampirisée par mon fils que j’ai laissé ma gentille puce qui ne réclamait rien, dans son coin, jouant avec une ficelle pendant des heures. Elle ne parlait jamais spontanément, mais avait un langage avec des mots compliqués. Puis nous avons déménagé en Guyane Française sur mutation, et le changement a poussé un peu plus ma fille dans sa bulle. Elle n’avait pas d’ami à l’école, que des « petites filles » et des « petits garçon ». Elle tournait en rond autour des colonnes ou des arbres pendant les récréations. Elle faisait des cauchemars donc dormait la moitié de la nuit avec nous, avait peur de tout. Un simple « non » un peu ferme la faisait fondre en larmes.

Elle a commencé à prendre du retard dans les acquisitions de l’école, butant sur le dénombrement, sur l’alphabet. Elle refusait de faire son travail, disant qu’elle ne savait pas (en fait, elle avait peur de se tromper). Elle a été testée par la même neuropsychologue qui n’a pu poser de profil avec précision (parfois, ma fille passait l’heure cachée sous la chaise du bureau). Nous avons eu des pistes de réflexion autour de l’hypersensibilité, de troubles du spectre autistique avec difficulté à comprendre les codes sociaux, les visages, les expressions…

Bref, nous faisons tout notre possible pour anticiper les changements, les angoisses chez elle. Nous la laissons vivre à son rythme en évitant de la bousculer… Malgré le fait qu’elle bute sur l’alphabet, je tiens à préciser qu’elle a appris à lire en 6 semaines au CP. Elle ne connait toujours pas le nom de toutes les lettres mais connait parfaitement leur « son ». Je n’en ai pas parlé jusqu’à maintenant, mais je travaillais en parallèle de ma vie de maman, en milieu hospitalier. Pour le bien de nos enfants, mon mari et moi avons décidé que je devais passer sur l’équipe de nuit, de manière à être présente au maximum pour les enfants, pour que les journées se déroulent toujours de la même manière. Cela a beaucoup aidé. C’est dur pour moi, mais je me dis que c’est pour un temps limité dans ma vie.

Et pour finir, ma petite dernière, née quand la troisième avait deux ans et demi qui est sensiblement la même que son frère (hyper active, se mettant en danger, curieuse de tout…) à la différence près qu’elle est capable de rester des heures devant sa feuille à dessiner ou à faire des puzzles (60 morceaux à 2 ans et demi). Elle a la chance de profiter de l’expérience que nous avons des enfants précédents. Nous l’acceptons telle qu’elle est, avec son besoin de couper la parole, de se lever, de courir, de toucher et tester les choses. Elle grandit avec la méthode Barkley donc c’est devenu un jeu d’enfant de lui faire faire ce qu’on attend d’elle. En fait, je pense que mon mari et moi avons atteint le niveau « expert » dans le domaine ! Son déficit d’attention la gêne dans ses apprentissages à l’école maternelle et la maitresse n’arrive à la faire travailler que lorsque les autres sont à la sieste et qu’elle est seule avec. Elle n’est encore qu’en moyenne section. Nous verrons l’année prochaine pour le bilan cognitif, avant l’entrée en CP.

Je suis passée sur les bilans autres que mes enfants ont eu au fil des années : ORL, ophtalmo, médecin de PMI… !

De notre côté, mon mari et moi préparons un voyage de plusieurs semaines avec les enfants à travers l’Argentine en camping car (dans un an). Une belle aventure nous attend tous, où il n’y aura pas d’EIP, TDAH, Ritaline, Hyper, et compagnie !

Voilà un sacré résumé de notre histoire ! Si quelques courageux/ses ont été jusqu’au bout et ont des questions à me poser, surtout, n’hésitez pas. J’espère que mon expérience servira à d’autres parents et enfants. Il ne faut pas perdre espoir, jamais. Ça vaut le coup de se battre pour ces petits lutins qui sont notre avenir.


Merci à Laeti973 pour ce long témoignage émouvant. N’hésitez surtout pas à laisser un commentaire à son attention en bas de page si vous le souhaitez.Et si vous voulez vous aussi témoigner pour nos visiteurs, les pages d’Enfants Précoces Info sont à votre disposition. Vous pouvez utiliser le formulaire prévu à cet effet pour contribuer.
Olivier

9 Comments

  1. cynthia sur 7 avril 2015 à 18 h 02 min

    Bonjour Laeti973,
    J’ai lu votre témoignage et j’ai eu l’impression de raconter mon histoire sauf que j’ai seulement un enfant de 8ans tdah et précoce mon deuxième qui à 5 ans ne présente rien pour l’instant, je vous tire mon chapeau car il me prend tout mon temps et j’ai du réorganiser ma vie pour qu’il se sente mieux. J’ai eu le droit au psy qui vous charge en vous disant tout et n’importe quoi, l’école un vrai problème car personne ne sait ni veut comprendre quoi que se soit.
    Je tenais à vous écrire car c’est rassurant de savoir qu’on est pas seul

    Bonne continuation



  2. Aurélie Champion sur 15 mai 2015 à 23 h 49 min

    Bonjour,

    J’ai une boule dans la gorge et les larmes aux yeux en vous lisant.
    Je crois reconnaître un mélange de mon aînée (colérique) et de mon cadet (ne tient pas en place, est distrait, n’écoute rien).
    OU bien encore de ma petite Kim (pipelette d’un an et demi). Ils sont TOUS insupportables, crient, coupent la parole, hurlent, passent de caprices en bagarres.
    Le couple qui craque, nous le vivons aussi. C’est dur.
    Je viens juste de prendre conscience qu’ils étaient probablement tous précoces.
    C’est un vrai soulagement. Enfin, je vais pouvoir agir en conséquence.
    Je vais me renseigner sur la méthode Barkley.

    Bonne continuation



  3. HeleneG sur 28 janvier 2016 à 9 h 54 min

    Bonjour,
    Merci pour votre témoignage et bravo ! Je reconnais tellement mon fils dans le vôtre…. ! Nous sortons tout juste du parcours diagnostic (commencé lorsqu’il avait 5 ans) qui confirme qu’il est EIP avec TDAH et des éléments relevant du spectre autistique mais qui ne sont pas homogènes…. Bref, la vie avec Noah est, comme avec vos enfants, passionnante, épuisante, toujours en mouvement ! Nous avons progressivement, en lisant beaucoup, mis en place des choses pour l’accompagner (école multiniveaux à effectif réduit, tableau d’objectifs, renforcement positif, matériel scolaire type timer, boule antistress, emploi du temps séquencé, temps de travail isolé, programme approfondi dans les matières qu’il aime…..). Il commence la ritaline le mois prochain, il est suivi par une psy systémique et une psychomotricienne, nous montons un dossier MDPH. Noah ne cesse de faire des efforts qui sont souvent couronnés de succès et puis parfois on a l’impression de perdre les acquis de plusieurs mois en une journée….. Alors on recommence 🙂
    Chaque jour est un nouveau défi pour continuer à l’accompagner, à l’aider à accepter voire revendiquer sa singularité, à affronter l’incompréhension et même l’hostilité de certains adultes ou enfants…
    Je serai intéressée par des renseignements sur la méthode Barckley que vous évoquez. Savez-vous où je peux trouver des infos?
    Et si votre fils, qui semble avoir le même âge que le mien (Noah a 8 ans), souhaite rencontrer un petit garçon qui lui ressemble, n’hésitez pas ! Nous habitons à Paris….
    Je vous souhaite bonne route ainsi qu’à votre tribu !



  4. mimi200886 sur 14 septembre 2016 à 23 h 01 min

    Bonsoir il est 23 h passe et je narrivais pas a dormir il y a 6 mois jai du faire face a levidence mon fils de 3 ans est haut potentiel! Et surtout je le suis!
    Depuis sa naissance je lobserve et voi bien quil y a quelque chose et vers ces un an jen parle au papa.Jai fais mes etudes dans le social… chaque jour jobserve mon monstre et je me fait la reflexion quil est capable de mepuiser, que je suis persuade quil est hyperactif. Puis a 1 an 9 jour il marche, parle a un an et demi comme un grand va au pot jour et nuit… toujours a un an et demi il demande une guitare, jai le malheur de lui prendre un jouet il me dit sa fait pas de la vrai musique… je me souvient a9 moi il dansait dans le youpala en rythme… je pense a une forme dautisme… a 2 ans et demi il rentre a lecole cest lhorreur il monte sur les meubles devien agressif… g des commentaire negatif, mais je ne sui pas le seul parent, je lui explique les regle de lecole, il se tien mais je voi mon fils si joyeu deperir chaque jour. Je parle autour de moi et ne me rend pas compte il compte jusqua 10, il connai 5 couleur, il apprend des livres par coeur… on me dit fait le voi il est hp, a plusieur reprise… je me lance a 3 ans 3 mois il est billante 148 ! Certaine personne ne save pas quetre hp c difficile! Et g peur pour mon fils, je me fait a lidee mon mari aussi et on me dit que daccepter pour moi aiderai mon petit homme. On garde notre education car un peu adapte et on rajoute des choses. On est pa encore sur de nous on va a une reunion afep… on rencontre une asso sur les dys , je lui donne nos difficulte avec notre petit coeur… elle pense a un Tdahp et nous conseil une psychomotricienne… je ne cest pa quoi en penser. Je pense avoir besoin de conseil danecdote… merci de maider a y voir plus clair…. bises



  5. Kevin sur 8 décembre 2016 à 10 h 23 min

    Bonjour, quelle était la formation de votre mari ? J ai 25 ans, tdahp, et je ne suis toujours pas capable de garder un travail …



  6. Delphine sur 23 janvier 2017 à 16 h 53 min

    merci.
    Je ne sais pas si vous consultez encore les messages – ou si vous êtes à l’autre bout du monde – mais lire votre témoignage m’a bouleversée.
    A la fois parce que je retrouve notre famille, et parce que je me sens moins seule, mais aussi parce que je vois bien que c’est normal si le quotidien est si dur, et ça me « rassure ». Votre énergie positive, et la suggestion de méthodologie me donne de l’espoir!

    Mon mari vient d’être diagnostiqué TDAH et a commencé son traitement – pour le mieux-être de tout le monde!
    Au vu de sa réussite professionnelle, orienté très jeune dans le domaine artistique, une forme d’HP n’est pas à exclure, malgré une grande dyslexie.
    De mon côté, enfant aux grandes facilités, j’ai sauté une classe et ai fait des études longues et couronnées de succès, sans peine.

    Notre fils de bientôt 6 ans s’est toujours montré hors norme. « Trop » gai, sage et facile jusqu’à l’entrée à l’école. Très en retard sur le langage. Très en avance sur la motricité. Très observateur, à la limite du pressentiment ou de la télépathie. Très absent, évoluant dans un monde parallèle. Solitaire et hypersensible, il est simplement Différent.
    A 4 ans, il a entamé un bilan orthophonique. Une dyspraxie a vite été soupçonnée, puis mise de côté au vu de certains résultats exceptionnels – en total opposition avec d’autres résultats absolument nuls!
    La précocité a été évoquée pour la 1ère fois, à ma grande surprise, car je soupçonnais plus une forme d’autisme…
    Nous en avons parlé à la maitresse, qui n’a pas du tout relevé. Me disant que d’autres enfants étaient bien plus en avance, même si mon garçon était participatif et travailleur.
    Nous avons donc mis de côté cette hypothèse.
    Néanmoins son hypersensibilité au monde, qui se mue en colère depuis peu, nous pousse à bout. Il est excessif, pleure sans cesse, dit qu’on lui gâche ses journées. Il ne supporte pas les imprévus, les surprises. Il est systématiquement déçu par ses cadeaux, préfère tout fabriquer lui même avec papier, carton et scotch! Mais est parfois déçu par ses productions, pour lesquelles il ne veut recevoir aucune aide. Et il repart dans une nouvelle crise.

    Toute la famille vit au rythme de ses humeurs.
    Moi, la maman qui culpabilise et se remet en question quotidiennement (pas assez sévère? pas assez compréhensive? trop à l’écoute????).
    Le papa, hypersensible aussi, qui se revoit enfant dans ce lot de frustrations et de difficultés, mais qui soudain explose car sa patience a atteint ses limites.
    La petite soeur, clairement hyper intelligente, qui adopte toutes les attitudes compensatoires: drôle quand il pleure, généreuse quand il râle, coquine quand il est sage… difficile pour elle d’être elle-même. Et difficile pour lui de côtoyer Mlle Perfection, qui parle comme un livre depuis qu’elle a 2 ans, qui fait des puzzles de 60 pièces, sans modèle c’est mieux, qui est hyper sociable et qui se met naturellement tout le monde dans la poche… Et qui va probablement sauter sa dernière année de maternelle au vu de ses facilités indéniables: et donc se retrouver dans la même classe que son frère (double niveau dans les petites écoles de province…).

    Dans quelques semaines, il fera les tests qui je l’espère nous donnerons des indications pour mieux l’aider – car ce petit souffre.
    TDA/H? précocité? les 2?
    Je ne sais pas comment gérer, mais poser un diagnostique va faire tellement de bien!
    Heureusement, le modèle du papa nous laisse espérer une issue heureuse pour lui, mais que la vie nous prend par surprise, et qu’il est compliqué d’assurer au quotidien…constater qu’on n’est pas isolés donne du courage.
    Alors merci, et bonne continuation.



  7. Françoise sur 23 janvier 2017 à 20 h 27 min

    Bonsoir,

    Je pense effectivement que faire le test est une bonne solution et vous donnera des clés pour accompagner au mieux votre enfant.
    Bon courage en attendant, tenez-nous au courant.



  8. catherine ceschia sur 23 janvier 2017 à 22 h 28 min

    Pour faire court, merci ,merci de décrire si bien le parcours qui pour nousdure depuis 11 ans.
    Diagnostiquer eip à 4ans mais tdah depuis 15 petits jours……
    Je suis dans la phase à prendre de tous pour prendre une décision pour la ritaline..
    Vous êtes un pavé de plus sur la construction de mon chemin….



  9. eve sur 26 octobre 2017 à 6 h 52 min

    Bonjour
    Juste quelques mots : vous êtes des parents extra ordinaires
    Vos enfants ont une chance uncroy: celle dz vous avoir comme parents.
    Ce voyage va être génial, une expérience fantastique.
    Bonne continuation
    Eve
    Maman de deux loulous



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