Et si votre enfant était surdoué ?

JE FAIS LE TEST

Ma fille, mon combat !

Combat n’est pas un vain mot ! J’aimerai pouvoir faire court mais mon histoire est compliquée et est bien loin d’être réglée…je me sens tantôt d’humeur combative tantôt déjà vaincue…

Aujourd’hui ma fille a 11 ans et notre quotidien est devenu lourd et difficile. Je vais tenter de commencer par le début. Déjà tout bébé ma fille était bien éveillée, à 5 semaines elle faisait des babillages et les célèbres « ah euuuh » ! à 9 mois elle connaissait les formes et les couleurs, j’avais beau mélanger ses jeux, elle ne se trompait jamais ! A 18 mois elle parlait comme un livre, employant des mots comme « pathétique » dans ses longues conversations, mon entourage était fasciné ! Lors de sa journée de découverte de la maternelle, les maitresses était stupéfaites qu’elle sache compter jusqu’à 20, qu’elle fasse des puzzles de plus de 25 pièces et qu’elle connaisse toutes les couleurs y comprit les nuances…

Sa première année de maternelle ne s’est pas très bien passée, elle était toujours triste et seule. Je ne la mettais à l’école que le matin car elle refusait de dormir l’après midi, elle voulait « profiter de sa journée » …

En seconde année de maternelle elle a eu un maître qui a de suite vu qu’elle avait des capacités, il m’avait d’ailleurs dit que ma fille dessinait très bien pour son age et que ses escargots étaient parfaits ! Personnellement je ne voyais pas ce qu’il y avait d’exceptionnel jusqu’au moment ou il m’a dit « regardez les escargots des autres enfants, vous comprendrez… » et effectivement les spirales étaient plutôt approximatives tandis que celles de ma fille étaient nettes, propres et bien proportionnées. La directrice était également venue me voir pour me parler de ses dessins qu’elle trouvait magnifiques pour son âge et me dire que je devrais aller voir quelqu’un pour « la montrer ». Pour moi, ma fille était une petite fille de 4 ans qui aimait dessiner, pas une bête de foire !

En dernière année de maternelle elle était plutôt seule, obsédée par les planètes et les dinosaures et touours à me demander pourquoi je l’avais mise au monde? Elle voulait une explication sur son existence et voulait « servir » à quelque chose sinon cela « ne servait à rien de vivre… »

En CP les choses ont commencé à se compliquer, elle avait 2 enseignantes, une très psychorigide et l’autre très ouverte et souple. Ça n’a pas traîner longtemps avant que je me fasse convoquer par la première qui était anéantie par le comportement de ma fille, elle la trouvait hautaine, insolente et sans cesse hors sujets ! « votre fille me pose des questions sur les planètes alors qu’on ne parle pas du tout de ça en classe ! » à ce moment là je lui ai gentiment expliqué que plusieurs personnes de mon entourage, y compris mon médecin de famille, m’avaient alertée sur le fait que ma fille pouvait être précoce, ce qui expliquerait son comportement et ses fixations.

A ce moment là, la maîtresse m’a dit que ma fille était loin d’être précoce, qu’elle avait déjà eu des enfants précoces en classe et que ma fille était loin de leur ressembler ! Elle a ajouté que son comportement lui faisait penser à certaines racailles qu’elle avait en CM2 !!!

J’ai donc demandé à rencontrer le directeur de l’école avec l’autre maîtresse qui elle n’avait pas de soucis avec ma fille. Le directeur m’a proposé de rencontrer la psychologue scolaire pour qu’elle lui fasse passer des tests et j’ai accepté…ma fille avait appris à lire en un rien de temps. Rentrée en septembre, elle lisait sans aucunes difficultés avant les vacances de Toussaint.

Lorsque la psychologue scolaire m’a reçue après les tests de ma fille elle m’a dit qu’effectivement son QI était élevé mais qu’elle ne pouvait cependant pas la déclarer précoce car elle n’avait eu que 8 sur la partie psychomotricité et qu’il fallait la faire suivre pour cela.

Ma fille a donc fait un an de psychomotricité, ça l’a aidée à écrire plus vite et à moins tomber, elle qui était très maladroite). En même temps elle était suivie par un pédopsychiatre mais cela n’a rien donné car il l’a recevait 10 minutes montre en mains ! Il disait qu’elle ne voulait pas parler et que donc il ne pouvait pas la forcer !

Le CE1 est arrivé, les apprentissages n’étaient pas mauvais mais son enseignant était déconcerté par son comportement qu’il jugeait comme marginal ! Ne voulant pas faire de vagues je demandais sans cesse à ma fille de faire des efforts, de se plier aux règles, de se fondre dans la masse… En CE2 rien à signaler, ma fille adorait sa maîtresse donc tout allait bien…

En CM1 la maîtresse m’a convoquée car elle trouvait que ma fille était toujours seule dans la cour et rêvait pendant la classe alors que ses notes étaient bonnes. Elle m’a dit, « je pense que votre fille a de grosses capacités, parce qu’elle a l’esprit toujours ailleurs, passe son temps à dessiner et pourtant lorsque je l’interroge elle sait parfaitement les réponses ». Je lui ai donc expliqué son parcours depuis le CP, la maîtresse m’a proposé de revoir la psychologue scolaire, ce qui ne m’enchantait pas vraiment car elle n’avait rien fait pour ma fille sous prétexte qu’elle ne pouvait pas la déclarer précoce !

La psychologue scolaire a donc revu ma fille à la demande de sa maîtresse qui entre temps avait aménagé son programme. Elle lui faisait faire des choses plus difficiles et la laissait dessiner lorsqu’elle avait terminé… J’ai donc expliqué à ma fille qu’elle allait revoir la psychologue scolaire pour repasser des tests et elle m’a répondu  » pas question ! elle ne m’a pas aidé la première fois, c’est fini, je ne lui fais plus confiance ! » Résultat, elle a fait exprès de rater les tests, ce qui a bien rendu service à la psychologue scolaire qui s’est fait un plaisir de boucler l’histoire !

L’été qui précédait son entrée en CM2 nous avons déménagé, elle a donc découvert une autre école et des nouveaux camarades, l’année s’est bien passée, ses résultats étaient bons et elle avait enfin des copines !

Cette année elle est entrée en 6ème et les choses ne sont plus les mêmes, elle s’est vite ennuyée et trouvait que ses camarades étaient bêtes ! Lors de la première rencontre avec son professeur principal j’ai confié à ce dernier toutes les difficultés rencontrées depuis son entrée au CP et mes craintes pour la suite car elle commençait à se sentir mal, à ne plus vouloir aller au collège et à me faire de grosses crises de larmes et de nerfs. Par chance, son professeur principal à également un fils précoce et il a vite compris mes angoisses. Il m’a conseillé de la faire suivre par une psychologue spécialisée.

J’ai donc rencontré Mme Dufour Danièle sur Montpellier, elle nous a écoutées et a parlé avec ma fille, elle m’a également prêté son livre que j’ai lu d’un trait et qui fut une véritable révélation pour moi ! Je me suis rendue compte que je ne connaissais pas ma fille, grâce à son livre j’ai compris comment elle pensait, comment je pouvais l’aider…en deux semaines j’ai retrouvé ma fille, elle était à nouveau joyeuse et se sentait enfin comprise…
Mme Dufour lui a fait passer des tests en début d’année, tests qui ont révélé qu’elle était bien précoce, j’ai donc fait passer les résultats au professeur principal qui les a transmis à la principale adjointe et à la psychologue scolaire afin d’aider ma fille à réussir au collège mais rien ne s’est passé comme prévu !

La principale adjointe m’a reçue le mois suivant et m’a dit que les tests de ma psychologue n’étaient pas recevables car seul les tests des psychologues de l’éducation nationale étaient pris en compte ! ensuite elle m’a dit qu’après concertation avec le principal et après avoir vu le bulletin de notes de ma fille, la précocité n’était pas avérée !

J’ai ensuite été reçue par la psychologue scolaire qui m’a dit que les tests que j’avais fait passer ne pouvait être pris en compte car il y avait des erreurs de calcul et qu’en plus elle ne connaissait pas ma psychologue ! J’ai donc rappelé Mme Dufour qui, par acquis de conscience, à vérifié le test de ma fille et m’a confirmé qu’il n’y avait pas d’erreur…

Aujourd’hui je suis dans un impasse, j’ai dû contacter l’académie de l’Hérault afin qu’un inspecteur intervienne au collège car la psychologue qui a fait passer les tests à ma fille est connue et reconnue dans la région et au-delà, elle donne des conférences et fait partie de la commission académique de l’Hérault pour tout ce qui concerne les EIP, ses tests ne devraient pas être refusés !

Ma fille à complètement perdu confiance en l’adulte, elle s’enferme de plus en plus dans sa bulle, je regrette d’avoir mis tant de temps à la comprendre. J’ai perdu des années et j’espère qu’un jour elle sera enfin heureuse…


Merci à Fanny pour ce témoignage particulièrement édifiant. N’hésitez surtout pas à laisser un commentaire à son attention en bas de page si vous le souhaitez. Et si vous voulez vous aussi témoigner pour nos visiteurs, les pages d’Enfants Précoces Info sont à votre disposition. Vous pouvez utiliser le formulaire prévu à cet effet pour contribuer.
Olivier

16 Comments

  1. Laurent sur 21 mars 2015 à 17 h 16 min

    Bon courage à vous, nous sommes beaucoup dans la même situation mais sachez qu’il existe beaucoup de lecture très pointues sur le sujet qui vous révéleront encore beaucoup de choses.



  2. Fanny34 sur 21 mars 2015 à 20 h 11 min

    Je suis preneuse de conseils ! J’ai lu le livre de ma psychologue Danièle Dufour « Précocité intellectuelle, entre souffrance et surdouance » ce fut le premier, celui qui m’a fait comprendre ma fille, j’etais dans le noir depuis des années et cette psychologue a allumé la lumière !! j’ai également lu le livre de Jeanne Siaud Facchin « L’enfant surdoué » qui m’a beaucoup aidé aussi…



  3. Geraldine sur 21 mars 2015 à 22 h 30 min

    Ayez confiance en votre enfant
    Il est suffisamment intelligent pour savoir faire la part des choses
    Montrez lui que vous avez confiance en lui,que vous connaissez ses valeurs et que vous l’aimez comme il est.
    Expliquez lui qu’il faut qu’il s’adapte aux autre car il en a les capacités et qu’alors les enfants s’ouvriront à lui.
    Faites lui connaître d’autres eip pour lui montrer qu’il n’est pas seul dans ce cas.
    Il va trouver ses repères car il est très intelligent.
    Mon fils est un eip et dys à plusieurs niveau.
    Aujourd’hui il est enfin épanouis car il s’est su compris par ses parents.
    Cela a prit 15 ans,15 ans de combats,de doutes,de larmes et je sais que ce b´est pas fini mais il est heureux et c’est ma plus grande victoire.
    Courage.



  4. Véronique CHOPARD sur 22 mars 2015 à 11 h 46 min

    Bonjour, je vous comprends tout à fait et j’espère que vous arriverez à vous faire entendre au nom de votre fille. Pour ma part, ma fille qui va avoir 12 ans en Avril, également en 6è, a été incomprise par le système scolaire. J’ai du insister et me battre pour faire entendre notre voix et le mal-être de ma fille qui a été harcelée au collège par des élèves, des surveillants et des profs ! J’ai écrit à l’Inspection Académique et comme pour toutes nos administrations françaises, insisté, relancé, embêté jusqu’à gain de cause ! Je leur ai adressé le bulletin de ma fille + son bilan WISC et bonne nouvelle, je viens de recevoir sa nouvelle affectation dans un collège avec une section EIP.
    Alors, courage, persévérance et patience sont de mise ! Je vous souhaite une compréhension de la part de l’Académie de l’Hérault et surtout n’hésitez pas à les embêter en relançant chaque semaine !
    Bise à vous et à votre fille !
    Véronique



  5. gaelle sur 22 mars 2015 à 16 h 21 min

    Bonjour Fanny,
    Il y a dans chaque académie un référent EIP qui pourra t’aider je pense. Il est faux que seul le test pratiqué par une psychologue scolaire est valable. D’autant que beaucoup de psy scolaire n’y connaissent rien. Ma fille de 14 ans a été testée l’année dernière par une ancienne psy scolaire Claire Grand. Va voir elle a un site sur internet très intéressant sur la précocité. Je te conseille les conférences et les livres d’Olivier Revol. Et rapproche toi de l’ANPEIP ou de l’AFEP.
    cordialement



  6. Mireille sur 22 mars 2015 à 19 h 48 min

    Bonjour,

    Je vis le même calvaire avec mon fils, qui a sept ans. Intellectuellement, selon les tests, il a entre 5 et 10 ans d’avance. l’an dernier, il a été tabassé pendant 3 mois, racketté les 3 mois suivants, isolés (et cette fois avec l’accord des enseignants !) pendant le dernier trimestre… Il est terrorisé par les autres enfants, et a perdu confiance dans les adultes. Inutile apparemment de compter sur l’Éducation Nationale, qui ne respecte pas les lois sur les EIP. Prétexte : on n’a pas le temps de prendre tous les cas en compte. Une seule personne pour tout le département pour s’occuper de ceux qui ont un écart de QI avec la norme, dans les 2 sens. Résultat, cette personne s’occuper des handicapés mentaux, jamais des EIP.



  7. Anonyme sur 22 mars 2015 à 21 h 25 min

    Merci Gaëlle. Oui je suis au courant pour le référent EIP, le professeur principal de ma fille et ma psy m’en ont parlé, d’ailleurs ma psy le connais bien, ils sont amis puisqu’elle fait parti de la commission académique pour tout ce qui concerne les EIP.
    Et c’est d’ailleurs ce qui m’énerve encore plus quand la principale adjointe et la psy scolaire disent ne pas la connaître !! Je confirme que la psy scolaire n’est pas psy puisqu’elle me la dit ! Elle m’a dit :  » je suis la pour écouter et donner des conseils mais je ne fais pas de suivis, je n’ai pas les compétences pour… »
    Alors comment peut elle remettre en cause les tests d’une psy qui s’occupe d’EIP depuis plus de 20 ans ?!



  8. Sandrine M. sur 3 mai 2015 à 19 h 17 min

    Bonsoir à tous et merci à Fanny pour le récit de votre histoire et de celle de votre fille.
    Je suis arrivée sur site un peu par hasard en cherchant une information pour que ma fille de 14 ans puisse faire un stage de 3ème alors qu’elle est déscolarisée depuis un mois et inscrite au CNED.
    Tous vos témoignages sont stupéfiants. Nous sommes vraiment entourés d’incompétents, mais parfois de belles rencontres auprès de thérapeutes nous redonnent de l’espoir.
    Je vous recommande également la lecture des ouvrages du Dr Olivier Revol, qu’il faut également aller voir au moins une fois en conférence. Il se déplace dans toute la France et voit nos enfants avec une telle bienveillance qu’il nous redonne de l’énergie pour continuer à nous battre pour nos enfants.
    C’est fou que ce soit autant le parcours du combattant quant on voit combien d’enfants sont touchés et à quel point c’est difficile pour eux et pour toute la famille.
    Je me retrouve en partie à travers vos témoignages car on a tous ou presque rencontré des instits tordus et d’autres formidables. Des psy incompétents et d’autres extraordinaires.
    Mais que c’est dur de tenir le coup, de continuer à bosser, à encourager nos zèbres, rester une famille soudée … On en bave tous et on s’accroche au moindre coin de ciel bleu.
    Merci pour l’info du référent EIP dans chaque académie je vais tenter, sait-on jamais , je suis dans l’Isère Académie de Grenoble, si vous avez des tuyaux je suis preneuse.
    Bonne soirée à tous et bon courage.
    Sandrine



  9. boyac sur 8 mars 2016 à 16 h 37 min

    Le système scolaire ne tient pas compte des enfants surdoués et tire le niveau des classes vers le bas
    Malheureusement ce système ne reconnaît que les enfants en difficulté et les autres surtout les enfants surdoués sont des laissés pour compte.
    Peu d’enfants surdoués sont épanouis et arrivés au collège ou lycée ils perdent pied.
    Il est grand temps de réagir et de penser enfin à ces enfants, ils sont notre futur et ont énormément à nous apporter.
    Ne les négligeons pas, ce sont ceux qui pourront sauver notre société grâce à leur vision acerbe de ce monde.



  10. Stéphanie sur 27 novembre 2016 à 17 h 35 min

    Un combat perpetuelle autant pour les enfants que les parents. Ma fille à 5 ans et nous sommes dans la même situation … des professeurs et une directrice qui ne comprennent pas. Des rdv interminables chez des specialistes avec pour tous les mêmes conclusions  » une enfant précoce ».
    Ma fille ne trouve pas sa place et n’est pas comprises et ceux depuis son plus jeune âge, même en crèche le problème se posait . Elle refuse de se rendre à l’école et m’a demandé de lui faire l’école à la maison, car  » l’école c’est nul, ils ne font rien et les élèves sont des bébés ». Lorsque nous en parlons aux professeurs et sa directice pour eux ce n’est que des  »caprices » car tous ce passe bien en classe et qu’ils ne voient pas de signes particuliers. Mais moi je récupère à la sortie de l’école une sorte de cocote minute prête à exploser et qui se met à pleurer sans raison, car elle passe la journée a se contenir pour rentrer dans ce moule imposer par le système scolaire . Nos enfants ont une soif d’apprendre et des questions sur tout et cela dérange . En même temps comment peuvent ils les gérer dans des classes de plus de 30 élèves. Pour ma part je pense que le combat continuera et s’arrêtera lorsque nous la sortirons de ce systeme scolaire , car ils finiront par décourager et détruire nos enfants. Pourtant des solutions pour les enfants en echec scolaire existent alors pourquoi pas pour nos petits zèbres ? Bon courage à tous.



  11. Laetitia sur 8 janvier 2017 à 8 h 19 min

    Bonjour je bien de lire les problèmes que vous avez rencontré avec votre fille et je rencontre des soucis tres similaire avec mon fils de 9 ans . En effet celui-ci a parler très tôt a la crèche il connaissait l’alphabet, savait compter faire des additions simple … il était très observateur ont lui disait de rester sage il ne bougeait pas jamais eu de crise de désobéissance comme ces frères .par contre il était maladroit ont ce retrouvaient souvent aux urgences pour des points de sutures car il tombait souvent. En classe Il a toujours eu des soucis de lenteur, enfant qui prend sont temps pour sortir ces affaires, souvent dans la lune ou distrait, les résultats sont pourtant bon pour un enfant de sont age mais pas le 1 er de la classe. En gros il ne fait aucun effort et à dans l’ensemble de bonne notes. Sinon d’une Année à l’autre delon le professeur il fait des efforts en classe ou non . l’an dernier en ce2 il a eu une institutrice qui nous a alertés sur une confusion de sons , et des soucis de graphotherapie pour lenteur d’écriture. Nous avons fait un bilan orthophonique qui a révéler que tout allait bien qu’il était supérieur par rapport à un enfant de sont age mais qu’il perdait sont temps à vérifier dès chose qu’il avait bonne. Pour lorthophoniste pas de lenteur d’écriture car les dictées effectué pour la confusion de sons était finit dans les temps . La maitresse insistant sur la graphotherapie nous avons demander conseils à la Psycologue scolaire qui la reçu et a fait le test wisc elle ne lui a pas fait tout les tests car il était hétérogène soit tres supérieur ,soit moyen, ou moyen fort( mais mon fils m’avait dit qu’il n’avait pas chercher à faire trop d’efforts sur le test et qu’il prenais un peu sont temps) Mais elle a conclut que ce devait être un soucis avec la Maitresse et c’est tout car mon fils est très bien constituer. Cette année en cm1 il s’ennuie il me dit que ses copain sont des gamins… j’ai rencontré la maitresse pour savoir si les problèmes d’écritures et la confusion de sons était toujours présent celle ci m’a dit que non que c’était un bon élève. Mon fils insistant sur l’ennuie ma belle mère m’a dit de consulter un Psycologue privé qui à opter pour le test wisc ( affectué 6 mois après le 1er) et la les résultats sont complètement différent, delon la psy privé il serai Hp . Je sais qu’il y’a l’effet miroirs possible mais il y’a plus de 30 points de différence sur certains je trouve que sa fait beaucoup pour un effet miroir . Résultat l’école veut rien entendre car pour eux le test de la psy scolaire compte( je comprends leurs point de vu) . Aujourd’hui je suis également dans une impasse d’un enfant qui s’ennuie terriblement en classe qui aurait un peu fausser les résultats du 1 er wisc alors que le 2 eme il a compris s’il était important de le réussir pour lui même.



  12. Françoise sur 10 janvier 2017 à 14 h 55 min

    Bonjour,

    Je ne comprends pas cette obstination de la part de certains enseignants à ne pas vouloir reconnaître la valeur d’un test établi par un psychologue privé au risque de nuire au bon épanouissement d’un enfant. Dans les conditions de passation d’un test le facteur psychologique, les conditions de stress… jouent beaucoup aussi, de même que les relations personnelles à l’école. Ces enfants pour s’en sortir ont besoin qu’on leur fasse confiance et qu’on les encourage dans leurs points forts (qu’on les aide aussi dans leurs difficultés mais sans toujours mettre l’accent uniquement sur celles-ci pour faire barrage à toute avancée). Selon ce que vous pensez bon pour votre fils, je vous conseille de prendre contact avec le référent eip de votre académie pour vous soutenir.



  13. sarah sur 10 janvier 2017 à 18 h 05 min

    waw, beaucoup de courage à vous et à tous les parents d’hp. Le mien est au cp, et le parcours du combattant commence. Il doit justement voir la psy scolaire, peut la même que vous, on est aussi de Montpellier. Pas rassurant, tout ça.



  14. nicolas dionne sur 9 février 2017 à 1 h 21 min

    Merci beaucoup de votre témoignage, ça me touche beaucoup.. Je souhaite bonne chance à votre fille et qu’elle reprenne confiance aux adultes…



  15. Hélène sur 17 février 2017 à 10 h 54 min

    Bonjour

    Je viens de voir ce message.
    Il se trouve que je suis maman d’un petit garçon qui a eu beaucoup de mal à supporter la maternelle, et aussi prof dans le secondaire publique en France (nous avons quitté la France il y a quelques années pour enseigner dans le système français à l’étranger).
    Je connais donc la situation vécue par les enseignants…
    Il n’existe aucune formation specialisée approfondie pour former les profs à la spécificité des élèves hp. Sauf quelques stages de 2 jours auxquels les profs n’ont pas toujours droit (nous sommes rationnés quand il n’y a pas de Réforme à digérer).
    Les conditions matérielles de travail offertes actuellement, les problèmes de gestion de classe (discipline) et les exigences d’uniformité de l’enseignement de la part des Rectorats rendent l’adaptation des cours à des enfants EIP presque impossible.
    Le mot d’ordre est que TOUS doivent pouvoir réussir… donc la difficulté est évitée pour que les plus faibles ne soient pas en échec. Le travail proposé est alors souvent démotivant pour un enfant Hp.
    Le prof ne sera pas capable de proposer un autre travail à votre enfant et de lui prêter attention en classe. Il a déjà trop de mal à gérer les autres… Il pourra à la rigueur lui faire faire du travail en plus, qu’il corrigera hors classe.
    Les classes de niveau sont très mal vues car elles permettraient à certains de progresser plus vite… l’égalité prime! A la rigueur, on comprend mieux qu’on retire les élèves deficients. Mais même, dans les faits… beaucoup d’enfants qui autrefous seraient allés en SEGPA restent au collège. Voilà pourquoi les classes spécialisées pour hp sont rares. En plus elles demandent un budget que ni la Droite ni la Gauche ne souhaitent investir.
    Comme quasiment aucune aide n’est prévue par le système… qui se veut le plus économe possible et non élitiste possible, quand un parent se présente devant un prof et un chef d’établissement avec un bilan psy pour dire qu’un élève est hp, il est clair qu’il dérange. Une des solutions est de faire l’autruche en croisant les doigts… peut-être que les problèmes se tasseront ou que le parent n’insistera pas. Une autre solution est le déni : le parent ment ou son psy est mauvais !
    Après… certains parents ont la chance de tomber sur des communes, départements ou regions mieux dotées que d’autres…
    Mais dans la plupart des cas, je pense sue si un enfant est vraiment en souffrance, perdre don temps à attendre quelque chose de l’institution est souvent une erreur. L’Education Nationale n’a pas les moyens d’aider les enfants à haut qi… il est juste tabou de le dire.



  16. Poussiere sur 19 février 2017 à 1 h 32 min

    Entièrement et tristement d’accord, mes fils en ont fait les frais .



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