Interrogations au sujet de mes deux garcons

Ce sujet a 1 réponse, 2 participants et a été mis à jour par Photo du profil de Françoise Françoise, il y a 7 mois et 2 semaines.

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  • #21701
    Photo du profil de Ylainaims Ylainaims 
    Participant
    Points: 25

    Bonjour,
    Je suis mère de deux garçons de 6ans1/2 et 9 ans.

    Dés la naissance, les pédiatres qui les suivaient les ont décris comme étant très toniques et très éveillés.

    Les deux ont toujours été très curieux et très enthousiastes à l’idée d’apprendre de nouvelles choses.

    Notre fils aîné est un être hypersensible, qui a constamment besoin d’être rassuré sur tout (ses capacités, l’amour et l’intérêt qu’ on lui porte, le déroulement du quotidien, etc.).
    Il a beaucoup de difficultés à gérer ses émotions. Il est facilement submergé par celles-ci et explose facilement. Ça lui a d’ailleurs porté préjudice à l’école puisqu’il a vécu une période douloureuse de harcèlement (moqueries quotidiennes,mis au banc, mesquineries, insultes) et que l’une de ses instits considérait que c’était de sa faute, son comportement induisant ses difficultés relationnelles. Fort heureusement, la directrice, plus à l’écoute a mis un terme à cette situation. Mon fils a bien sûr très mal vécu tout ça. Il s’est senti rejeté et m’a expliqué qu’ il se sentait different et détestait cela. Il a donc des tendances à vouloir se fondre dans la masse et à lisser sa personnalité pour plaire aux autres.
    Il a toujours été brillant en classe… sans fournir le moindre effort. En CE2 cette année ça se Corse pour lui puisqu’il se rend compte qu’ il est obligé d’y mettre du sien pour certaines matières. Par exemple les tables de multiplication, objet d’ interro chronometrees hebdomadaires qu’ il a beaucoup de mal à gérer. Ça le met en difficulté, il est perfectionniste et a besoin d’être sûr de ses résultats, ça lui prend du temps, du coup il ne donne pas les réponses et ça le désespère. Ça induit chez lui un rejet de cet apprentissage (crises au moment des devoirs) et plus généralement de l’école.
    Nous avons eu un entretien annuel avec ses instits. L’une le trouve doué et cultivé mais semble agacée par ce qu’ il est. D’un côté elle pense qu’ on l’ infantilise, d’un autre elle trouve ses relexions et questionnements trop poussés pour un enfant de son âge (elle nous a conseillé de le préserver et de le laisser à des réflexions d’enfant de son âge, alors qu’ on ne le poussé pas. Mais quand il pose une question on fait en sorte de les lui fournir et/ou de lui apporter des supports sur lesquels il pourra trouver des réponses. Ça me paraît normal!). L’autre semble captivée par sa personnalité et trouve les échanges avec lui très riches. Elles nous ont aussi expliqué que son comportement au sein de l’école commencait a se dégrader aussi bien avec le personnel qù’avec les autres enfants. Elles nous ont demandé notre accord pour un rdv avec la psychologue scolaire afin de trouver des pistes pour l’aider dans la suite de sa scolarité. Nous sommes donc en attente…

    Notre cadet est un enfant qui très tôt a affirmé son besoin d’indépendance. Déjà au niveau moteur il était extraordinaire, il tenait assis à 3 mois, à 5 mois il se tenait debout accroché aux barreaux de son parc,à 6, il cavalait à quatre pattes dans la maison. Il voulait tout voir et tout faire tout seul. Il vivait très mal la frustration qd il échouait dans son désir d’autonomie (spasmes du sanglot jusqu’à ses 3 ans). A l’école ses instits le trouvaient dans la lune. En MS il a eu pas mal de difficultés en graphisme et en découpage. Comme à côté de ça, il s’est mis à lire, on a pensé qu’ il était plus intéressé par les lettres que par le dessin et le découpage. A cette époque, les médecins qui le suivaient me disaient qu’ il était capricieux et qu’ il se contentait de faire ce qu’ il aimait faire.
    Je me suis toujours dit qu’ il y avait un truc, sans pouvoir le définir. C’est un petit garçon qui ne tient pas en place. Il est toujours en mouvement même quand il fait une activité « calme ». Dans le quotidien, il a certaines difficultés persistantes : mettre les vêtements à l’endroit, manger proprement,ne pas renverser les liquides, gérer son équilibre, etc.
    Son instit nous a expliqué qu’ il avait un immense potentiel mais qu’ il avait des difficultés à se situer dans l’espace et à coordonner ses mouvements. Il a beaucoup de mal à écrire et avait des difficultés en calcul en début d’année.
    Il a été vu en février par un ophtalmo qui a confirmé un problème de vue à l’oeil droit. Il y retourne la semaine prochaine pour voir exactement ce qu’ il en est. Je suis en attente d’un Rdv pedopsy au Chu de notre ville.

    Nous avons éduqué nos enfants en faisant attention à leur singularité et en tentant de la préserver au maximum. Ce qu’ils sont n’a jusque-là jamais posé de réel problème. J’ai toujours fait en sorte de ne pas les mettre en échec en misant sur leurs atouts et en contournant certaines de leurs difficultés (surtout pour le cadet, on trouve des astuces pour respecter son besoin d autonomie). Aujourd’hui je suis bien obligée de constater que notre bienveillance n’est pas suffisante et je me pose beaucoup de questions.
    J’ai culpabilisé parceque mon fils aîné me ressemble. J’ai pensé qu’ il avait été trop imprégné par moi. Je suis moi-même un grande anxieuse qui analyse tout tout le temps, je me sens très souvent incomprise, les gens m’ ennuient et pourtant j’essaie de m’adapter à eux. Je suis dailleurs souvent très déçue des relations humaines. Je n’ai aucune confiance en mes capacités, je suis perfectionniste a l’extreme (donc lente) et vit ma vie avec beaucoup de hauts et de bas qui m’ epuisent à la longue.
    J’ai toujours souhaité que mes enfants ne souffrent pas comme j’ai souffert… et pourtant!
    En me renseignant j’ai trouvé des informations sur les hauts potentiels. Sans grandes convictions je m’y suis attardée et je dois dire que ça me semble être une piste possible.
    Ça m’a renvoyée une dizaine d’années en arrière. Ma petite soeur alors adolescente à problèmes consultait une psy qui lui avait vivement conseillé de passer un test psychometrique. Ma soeur n’avait pas souhaité le réaliser pensant que sa psy se trompait et que les résultats pouvaient la plonger dans une grande déprime.

    Est-il possible que tout un pan d’une famille soit concerné?

    J’ai très envie d’aider mes enfants à se construire correctement si vous avez des conseils à me fournir en attendant les rdv et la suite…

    Merci

    #21750
    Photo du profil de Françoise Françoise 
    Admin bbPress
    Points: 2717

    Bonjour,

    Oui, il est fort possible et pas rare que tout un pan de la famille soit concerné par cette caractéristique.
    Je pense qu’il vaut mieux en avoir le coeur net et consulter un psychologue qui connaisse bien le sujet pour faire un bilan.
    Pour les conseils, je dirais continuez comme vous le faites, je pense que vous agissez parfaitement bien en répondant aux besoins particuliers de chacun de vos enfants et en les valorisant pour ce qu’ils sont.
    La difficulté réelle est d’obtenir la même chose pour leur vie scolaire, qu’ils soient reconnus et aidés à l’école en fonction de leurs caractéristiques et difficultés réelles et non supposées, ce qui revient à faire reconnaître ou admettre leur précocité s’il y a (si vous pouvez discuter et obtenir la « bienveillance » du psy scolaire, ce serait parfait !).

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