Future maman albatros (en couple!) cherche conseils auprès d'autres mamans.

Ce sujet a 7 réponses, 3 participants et a été mis à jour par Photo du profil de Thylou Thylou, il y a 1 mois et 2 semaines.

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  • #21786
     Schtroumph à lunettes 
    Participant
    Points: 130

    Bonjour,

    Désolée pour le côté agressif de la mise en forme du sujet, j’ai eu pas mal de désagréments vis à vis d’internaute appartenant à la gente bonobo (j’allais employé le terme homo er »biiiiip » mais je me suis ravisée) masculine sur d’autres forums.

    Voilà, je me suis présentée sur le topic « présentation des membres » mais j’ai eu peur d’être parue un tantinet misogyne et pas très sociable dans mes propos…

    Comme dit plus haut dans le sujet, je suis en couple. J’ai la chance – après moult échecs amoureux – d’avoir un homme qui m’accepte telle que je suis – ce qui n’est pas tous les jours faciles pour lui, mais il gère avec ses armes à lui et avec en général beaucoup d’humour lorsqu’il faut désamorcer à temps une situation qui tend à devenir désagréable.

    Bref. On se complète à merveille. Nous attendons actuellement un petit Tchoupi pour la rentrée ( comme ça, il ira directement à la maternelle sans passer par la case pouponnière :p pour le côté pratique ).

    Mon tendre fait comme il peut afin que la grossesse se passe du mieux possible, il s’occupe entre autre de la logistique du quotidien. Moi, à côté de mon activité d’illustratrice et prof de dessin, je m’occupe de tout ce qui est autour du sujet « anticipation » (d’ailleurs gérer la branche « émotionnelle » en ce moment, ce n’est pas une partie de plaisir – déjà qu’à la base c’est french cancan -).

    J’ai beaucoup d’humour (enfin je crois, quand je n’ai pas l’impression de jeter un froid après avoir ouvert ma trappe), mais intérieurement, je suis méga angoissée pour Tchoupi. Mon tendre le sens, il fait comme il peut pour me rassurer et il doit en plus gérer intérieurement le changement qui s’opère en lui (il est lui aussi hyper-sensible sauf que lui, il se gère mieux que moi, sans doute dû au fait que c’est un gros sportif – course à pied, boxe anglaise (entre autre) sans parler de la pratique de la moto de manière « sportive » – et qu’il pratique beaucoup la méditation).

    Si je pouvais donc discuter de temps en temps avec des mamans et futures mamans, ça me permettrait sans doute de mieux gérer mon état émotionnel, :/ parce que là, en ce moment, depuis le début de la grossesse, c’est un peu Homs en Syrie après le passage d’Al-Qaida (d’habitude, c’est Beyrouth, mais en cours de reconstruction après un bombardement :p ).

    Voilà, désolée pour le pavé de mots.

    DEB

    #21791
    Photo du profil de cassandre cassandre 
    Participant
    Points: 80

    Coucou, je suis maman de 2 garçons de 8 et 3 ans et demi. Je ne sais pas à combien de mois de grossesse tu en es et quels sont tes questionnements. Pour ma part, j’étais aussi très….je ne sais pas trop comment décrire ce mélange d’émotions, mais j’étais très tout : anxieuse, triste, en colère, impatiente… juste les premiers mois de ma première grossesse. Je me prenais la tête avec mon conjoint et il m’arrivait même de lui dire que j’allais avorter car je doutais, je culpabilisais de faire naître un enfant dans ce monde, je ne supportais pas ces états d’âme et surtout le fait de ne pas pouvoir les contrôler. C’est horriblement égoïste, mais comme je te dis je ne contrôlais rien. Ces émotions étaient tellement envahissantes qu’elle devaient sortir d’une manière ou d’une autre : paroles malheureuses, pleurs, crises de nerfs. Je pense que c’était surtout les hormones. Une fois les risques de fausses couche, de trisomie, de malformations éloignés et surtout après avoir senti mon bébé bouger, j’ai passé une grossesse épanouie. Bon à part que je me sentais grosse comme une vache, je ne pouvais plus faire mes lacets, j’avais des reflux, j’étais obligée de dormir assise…..mais je m’en foutais car je me sentais invulnérable et ça, ça fait un bien fou!

    #21792
     Schtroumph à lunettes 
    Participant
    Points: 130

    Bonjour Cassandre,

    Mon tendre a eu – juste une fois – la même réflexion en me voyant me prendre la tête pour tout et n’importe quoi. Les paroles malheureuses, il en a eu son lot, les pleurs c’est pour un rien, même lorsque c’est en réaction à un stimuli positif.

    Je suis incapable au niveau de la grossesse de vivre pleinement l’instant présent. Du moins, une partie de moi est ailleurs (ça doit être mon côté alien « petit gris »). Les hormones ainsi que ma nature hypersensible y sont pour beaucoup je pense aussi. Déjà, à la base, je suis naturellement dans la lune, ailleurs.

    Je n’arrête pas intérieurement d’anticiper, c’est pratique pour visualiser un projet dans sa forme finale – je travaille dans la « créa » – mais vis à vis du petit tchoupi qui n’est pour l’instant qu’à l’état de foetus, ça me parasite plus qu’autre chose. J’ai toujours peur qu’il lui arrive quelque chose.

    Il n’y a que lorsque je suis encrée dans une activité où tout mon esprit s’hyperfocalise dessus naturellement : illustrations, crayonnés, travaux en graphisme, mise en page, rédactionnel, travailler mon violon, travailler des mouvement de boxe avec mon tendre (on fait attention et ça permet de régler pacifiquement quelques menus désaccords de couple 😛 ) ou bien me concentrer sur un livre rédigé en anglais etc où j’arrive à souffler. Et les moments où je dois lâcher prise pour me reposer, toutes mes émotions reprennent le dessus en bloc. Au niveau des sensations physiques, c’est comme si on m’avait à la fois fait ingurgiter des somnifères et des amphétamines.

    J’en suis bientôt à mon cinquième mois, c’est mon premier. J’ai commencé très tôt à le sentir bouger, j’étais complètement déboussolée lorsque ça a commencé. C’est comme si nous étions deux âmes partageant un même vaisseau. Je suis devenu complètement animal au niveau de l’instinct, il y a des périodes où je ne supporte plus le contact physique, les bains de foules lorsque je dois sortir, je les évite. Je ressens les émotions positives et malheureusement négatives des gens à la base, mais alors, dans un endroit clôt, c’est la totale et ça me pollue. J’en ai des poussées de colères intérieures, l’impression d’être entourée d’une population de singes.

    (Oo) Je suis à la base tout le temps en mouvement, en condition (je suis une sportive, j’ai besoin de ma dose d’endorphine), au taquet en cas de danger prête à réagir et là, je dois apprendre à me remettre à mon homme en cas de danger physique. Je fatigue très facilement, mon niveau d’énergie vitale fluctue rien que d’avoir l’esprit parasité par le trop plein d’émotions ou d’avoir absorbée les émotions négatives des autres. Avec la grossesse, c’est pire.

    Au niveau de ma physionomie, je suis fine et j’ai la musculature d’une coureuse de fond. J’ai toujours eu du mal à prendre du poids, je brûle tout malgré une bonne fourchette, je suis à fond dans le beurre de cacahuète et ça ne me pose pas de problème de m’enfiler un camembert pour moi seule en guise de quatre heure. Mon tendre hallucine lorsqu’il me voit ne pas prendre un poil de couenne malgré tout ce que j’ingurgite. Avec la grossesse, mon poids a réussit à augmenter un peu, ça c’est super positif. Espérons que je ne reperde pas une fois passé l’accouchement.

    Pourtant je suis heureuse de porter notre enfant, mais rien que d’imaginer dans quel monde il va tomber, même avec des parents qui savent d’où ils viennent et où ils vont, je ne peux m’empêcher d’imaginer la souffrance qui va découler de cette déception lorsqu’il commencera à interagir avec ses semblables humains. Les enfants sont les pires. Le premier réflexe qui m’est venu, c’est d’insister auprès de mon tendre pour qu’il lui apprennent rapidement la boxe, surtout si c’est une fille. On vit dans un monde sans pitié vis à vis du sexe dit « faible », autant lui apprendre à défendre son espace vital de manière expéditive en cas de force majeure.

    Voilà pour le pavé de mots, je tape un peu en vrac …
    Je ferai mieux la prochaine fois.

    Merci en tout cas d’avoir pris le temps de me lire. 🙂

    #21803
    Photo du profil de cassandre cassandre 
    Participant
    Points: 80

    Bonjour,

    Quelle préparation à l’accouchement as-tu choisi? Il est peut-être un peu tard, mais je te conseille l’haptonomie. J’en ai bénéficié pour ma 2e grossesse qui ne se déroulait pas du tout comme la 1e, plutôt sur un versant dépressif. J’ai été orientée par la pmi vers une association qui s’appelle parentelle. Vas voir la pmi, tu ne peux pas rester dans cet état, c’est nocif pour toi,ton bébé et ton couple. Ce n’est pas miraculeux non plus, j’ai du y retourner plus tard, vers les 2 ans de mon 2e.

    Tu as la chance d’en connaître beaucoup sur toi-même, ce qui n’était pas mon cas. J’ai compris ma différence un peu tard, mon cadet en a un peu souffert et c’est lui qui m’a signifié par ses comportements qu’il y avait un problème dans notre lien mère/enfant. Comme on ne peut pas rattrapper le temps perdu, j’évite d’y penser pour ne pas culpabiliser et retourner dans le même cercle vicieux. Ça va beaucoup mieux maintenant mais il reste très sensible à mes humeurs, c’est mon baromètre intérieur, on reste en symbiose quoi! Mais nous en avons fait une force et plus une faiblesse.

    Tu ne pourras pas modeler ton enfant à l’image que tu t’en es faite, c’est lui qui t’apprendra comment devenir son parent et ça se fera tout seul si tu arrives à lâcher prise. Il est là le problème, plus tu essayes de contrôler, plus cela t’échappe et te confronte à tes difficultés, échecs et angoisses. Et je ne vais pas te rassurer, mais les angoisses que tu as actuellement, c’est du pipi de chat à côté des angoisses que tu auras quand ton bébé sera né. Alors fais de ton mieux pour apaiser ton esprit maintenant, profites de ce moment privilégié avec ton bébé pendant qu’il est en sécurité dans ton ventre.

    Le fait que tu t’interroges, que tu t’inquiètes déjà pour ton petit alien prouve que tu es et sera une très bonne mère, n’en doutes pas. Voici un très bon livre que j’ai lu pendant ma 1e grossesse : la peau et le toucher de ashley montagu. Sinon il y a encore et toujours dolto si tu n’as pas déjà tout lu. Et quand tu as besoin de te défouler, la natation reste la meilleure activité physique pour les femmes enceintes. Voilà, peut-être à bientôt.

    #21807
     Schtroumph à lunettes 
    Participant
    Points: 130

    Bonjour Cassandre,

    Merci la réf du livre et pour ces précieux conseils, je vais regarder cela de plus près. Dolto, je connais déjà. 🙂 Pour la dépression post-natale, je suis au jus déjà, et ça m’angoisse déjà. 🙁

    pour des raisons personnelles que je ne souhaiterai pas étaler ici et qui ne sont en aucun liées à un caprice d’accoucher dans la facilité – parce que, c’est bien connu « un petit coup de bistouri bien placé et hop on sort le knacki! » – j’ai choisi la césarienne de convenance.

    Je sais que pour nombre de femmes, cela parait égoïste et infantile, le tout en mettant en avant la joie de la douleur qui vous sens devenir vraiment mère – parce que les sensations tout ça tout ça – (Au passage j’ai lu des commentaires sur certain forum. Je me suis demandé par moment si ces femmes qui jugeaient trop hâtivement les « coupables » étaient conscientes qu’elles s’adressaient à des être humains avec des passifs divers et variés (d’où en découlent en général tout l’état émotionnel et la manière de le gérer), et non à des vaches. Mais bon, je vais éviter de dévier du sujet premier.

    Je pars du principe que chaque future mère à ses raisons de choisir comment elle veut accoucher le moment venu et la vie jusqu’ici m’a appris à mettre de côté des jugements qui sont sont avérés plus d’une fois trop hâtifs après coup.

    J’ai appris à lire dans des manuels d’obstétrique richement illustrés (c’est ce qui m’a poussé d’ailleurs à m’intéresser de plus près à l’illustration médicales et par extension à la dissection puis à la chirurgie) donc je connais toutes les étapes de la fécondation à la gestation y compris l’accouchement, avec les termes médicaux qui vont avec, sans parler des complications qui peuvent en découler. 🙂 C’est intéressant je trouve pour savoir comment fonctionne un corps humain par exemple (mais ça ne m’a pas poussé à torturer des petits animaux durant l’enfance).

    En te souhaitant un bon début de week-end.

    #21811
    Photo du profil de cassandre cassandre 
    Participant
    Points: 80

    Coucou deb, ne t’inquietes pas, il y aura toujours des personnes mal intentionnées ou juste idiotes pour contredire tes choix, aussi bien fondés soient-ils! C’est ton histoire et ton corps, même le père de l’enfant n’a rien à dire là dessus, du moment que le bébé est et reste en bonne santé. Ma cousine a fait ce « choix » aussi, et je connais les raisons qui peuvent pousser une femme à opter pour ce geste chirurgical. Et puis entre nous, il n’y a rien de glorifiant à accoucher naturellement. Bon c’est pas vraiment naturel à l’hôpital pour commencer, les vraies courageuses sont celles qui accouchent hors milieu médical. J’ai accouché naturellement (à l’hôpital) et je n’en tire aucune fierté. Je remercie mon enfant d’être arrivé en 30mn durant lesquelles j’ai cru mourir de douleur, sans papa qui était rentré à la maison parceque : »oh j’ai le temps! Comme la dernière fois ça a mis plusieurs heures! ». L’avantage avec la césarienne programmée c’est que le papa ne pourra pas rater la naissance!

    #21851
     Schtroumph à lunettes 
    Participant
    Points: 130

    Le papa a hâte de le tenir enfin dans ses bras, c’est un peu long neuf mois mais il prend son mal en patience. 🙂

    #23171
    Photo du profil de Thylou Thylou 
    Participant
    Points: 24

    Bonjour Future maman albatros
    Je suis grand mère et je suis atteinte de TDAH avant on me disait pas normale … Mais j’ai fait mon bout de chemin avec un mari aimant et s’investissant avec nos enfants dès qu’il était de retour de mission militaire, peu présent par le fait du travail ,bref … très folklorique par période ( nous en rions encore ) pas aider par les médecins pour moi même et pourtant bien lutter contre l’ignorance des enseignants je sais tout réfractaires à mes enfants 2 enfants adultes TDAH 31 et 35 ans doués dans le travail paysagiste : Ils ont des jumeaux de 6 ans avec des troubles idem .Les parents se sont battus pour leurs bien être dans une société difficile avec des administrations fermés et des psychomotriciennes heureusement agréables .
    Faites comme vous le sentez avec votre enfant et ouvrez le au monde sans vous laisser envahir par des services incompétents .
    Prenez le temps avec votre vie nouvelle en positivant pour chaque jour qui passe .
    Je vous souhaite une belle vie avec ce petit bout de choux .
    Cordialement Thylou

8 sujets de 1 à 8 (sur un total de 8)

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