Le chemin vers la reconnaissance des enfants précoces est encore long

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Rubik's cube

Nous avons reçu ces jours-ci un commentaire posté par un visiteur de passage (mais que venait-il faire dans cette galère ?) prénommé Bernard que je vous livre brut de décoffrage.

Vous nous gonfflez avec vos enfants precoces je connais des enfants qui étaient tres brillants et ont ete dans des colleges et lyces normaux (de quartier) ils ont fait des grandes ecoles prestigieuses ou medecine et les parents n’étaient pas là à se lamenter sur leur precocité!!!!!!!

Que vous inspire ce genre de réaction ? Personnellement, je pense que cela dénote une grande méconnaissance du sujet et un grave mépris à l’égard de dizaines de milliers de personnes qui vivent au quotidien la difficulté d’élever des enfants atypiques dans un monde, notamment scolaire, qui peine encore trop souvent à prendre leurs difficultés en compte. Ce commentaire (mais également ceux de la même veine qui nous parviennent de temps à autres) démontre s’il en était besoin que le chemin vers une reconnaissance pleine et entière de la spécificité de nos enfants est encore long et parsemé d’embûches.

Au-delà de cette remarque, on est en droit de se demander quel plaisir malsain éprouve une tel commentateur à se répandre en propos à la limite de l’insulte sur un site dont il conteste jusqu’au bien-fondé.

20 réflexions au sujet de « Le chemin vers la reconnaissance des enfants précoces est encore long »

  1. Eh oui encore une personne qui croit que nous » nous la pétons » avec nos enfants…sans connaître leur difficulté à vivre dans un monde si inadapté !!! Après des années de grosses galères notre fils a enfin trouvé sa voie et l’envie d’étudier…après deux redoublements que nous aurions du refuser il vient d’obtenir un BAC S, un BTS, une licence et poursuit en MASTER…mais au prix d’années de souffrance et de mépris de la part de certains de ses professeurs et de certains membres de notre famille…notre fils vivait sa précocité comme un handicap et l’aurait volontiers offerte à qui l’aurait voulu si il en avait eu la possibilité ! Heureusement qu’à moment donné il a enfin trouvé des personnes compétentes.

  2. Bonjour, J’ai peut être une partie de « réponse » pour ce monsieur, nous avons un fils ainé reconnu précoce aujourd’hui à 16 ans et qui a jusqu’au secondaire été brillant élève mais aujourd’hui il se perd. Il l’explique parcequ’il dit avoir « patienté » jusque là pensant chaque année suivante trouver mieux mais sans le trouver aujourd’hui, et surement à cause des questionnements de l’adolescence, il fait ce qu’il peut mais baisse en partie les bras. Sa soeur, qui a une classe d’avance est une élève qu’on qualifierait de brillante. Je pense en fait qu’elle est plus « scolaire », c’est à dire qu’elle s’adapte plus facilement à ce qui lui est demandé et ça marche. Nous ne savons pas si elle est précoce et cela n’est pas nécessaire car pour le moment elle s’en sort très bien. Sans faire de conclusion trop hâtive, je pense que la réussite des études, et surtout concernant les études supérieures n’a rien à voir avec la précocité. Un enfant qui a pris l’habitude de bien travailler peut divinement réussir, il peut aussi s’accomplir lorsqu’il a compris qu’il travaillait pour lui même. Le niveau d’étude et la réussite de celles-ci n’a rien à voir avec une forme d’intelligence, remarquons dans notre entourage les élèves brillants qui pourtant ne sont pas les plus compétents dans la vie professionnelle. Au risque d’en choquer certains, et surtout ceux qui ont brillamment réussi leurs études, je pense que la précocité et l’intelligence vont de pair. Réussir ses études n’a rien à voir avec l’intelligence et donc avec la précocité, il suffit pour cela d’une bonne mémoire, d’un bon raisonnement, d’une bonne logique et surtout de comprendre ce que souhaite recevoir le professeur. C’est le cas pour ma fille qui est peut être intelligente mais qui surtout est à mon avis trés « scolaire », en donnant au professeur ce qu’il souhaite. Je me pose aujourd’hui la question sur l’utilité d’obliger nos enfants à faire de hautes études quand celles-ci sont un poids même lorsqu’on sait qu’ils sont capables de grandes choses car après tout pourquoi toujours être dans l’obligation de prévoir l’avenir de nos enfants ?…vaste question…et grande remise en cause de notre mode d’enseignement français !! et je le confirme…avoir un enfant dit « précoce » est difficile dans le système scolaire actuel…nous n’en faisons aucunement une exemplarité puisqu’à l’heure actuelle ce type de capacités particulières est plutôt ressenti comme un handicap. Pour preuve, le commentaire de ce monsieur qui « classifie » la précocité comme un « niveau »..comme si les êtres humains devaient être classifiés par « cases » et par « niveau »…qu’en est-il alors de notre si bon boulanger qui n’a pas fait de hautes études mais nous régale avec son si bon pain chaque matin, peut être était-il dit « précoce », l’essentiel étant qu’il est trouvé son chemin….

  3. Je dis que monsieur devrait avoir d’autres choses à faire que de parler de ce qu’il ne connait pas…
    Eh oui, être précoce ne veut pas forcément dire être brillant et réussir, donc laissez ce forum à ceux qui en ont l’utilité et qui savent, pour le vivre chaque jour, la galère que cela représente…La précocité, on s’en passerait, c’est loin de faire chic sur un CV, je sais de quoi je parle, je travaille à l’Education Nationale et sais donc ce qu’elle peut en penser…

  4. Je pense rajouter, avec le plus grand respect que j’ai pour ce monsieur, que c’est un idiot fini (pour ne pas être vulgaire), qu’il n’a aucune chance de s’en sortir socialement si il n’ouvre pas légèrement sa tolérance à l’égard de personnes différentes. Après, certes, il y a la libre expression de paroles et de pensées, mais je trouve que venir sur un forum spécialisé pour dire cela est totalement déplacé. Je vis cela au quotidien et je peux te dire, Monsieur X (avec la majuscule car je te respecte, moi) que ce n’est pas de tout repos et qu’il y a plus souvent de bas que de haut, moralement surtout et que c’est pas tout les jours facile.

  5. Bonjour, je découvre votre site et par la même la réaction de cette personne intolérante.
    J’ai eu ce genre de propos avec mon fils, il vaut mieux un enfant comme ça (vous noterez le « ça ») que comme le mien qui a du mal à suivre, ne veut pas travailler… Nous passons pour des demeurés dès lors que les gens ne comprennent pas la souffrance de nos enfants dans un système scolaire inadapté. L’an passé en CE2 , mon fils s’est mis son institutrice à dos car selon ses dires « il avait réponse à tout » mais à côté de ça ne se mettait au travail que quand il en avait envie (c’est à dire dès qu’une nouvelle leçon était abordée). Alors non, on ne se la pète pas avec nos enfants, non se n’est pas simple tous les jours de les voir mis à l’écart, de devoir nourrir leur soif de savoir … bien sûr on est fier de nos enfants, comme on le serait si ils avaient un QI dans la norme… Alors quand on ne sait pas on se tait, même si on est jaloux.

  6. Je vois un monsieur dont la fermeture d’esprit et l’intolérante agressivité n’a probablement d’égale que la souffrance qu’il a peut-être vécue lui même au cours de sa scolarité personnelle . Il est fort possible que notre Bernard était à l’époque un enfant  » sur-éveillé  » dans un système éducatif encore trop peu attentif aux particularités intellectuelles de nos bambins , englobé dans la masse de la conformité , non reconnu , avec au final une résultante négativiste et un comportement rétrograde par rapport à la progression exponentiellement galopante de notre société moderne .
    Il en conçoit de toute évidence une grande rancoeur et se montre aigri – voire jaloux – des possibilités qui s’offrent aujourd’hui à nous , parents , de pouvoir fournir à nos enfants une optimalisation de leur épanouissement . Il n’a pas tout à fait tort uniquement dans le sens où de très jolies fleurs poussent parfois sur des tas de fumier ou d’immondices , mais il devrait au moins reconnaître que le fait de ne pas profiter de la progression humaine des techniques modernes se résume tout simplement à de l’obscurantisme borné .
    Bien plus à plaindre qu’à blamer , notre Bernard reste un brillant exemple de ce vers quoi nous nous devons d’éviter de tomber . Nous ne nous plaignons pas plus que le fait de constater que plus un système est complet , plus il est difficile à manipuler . Mais rien n’est facile , pas moins à notre époque qu’à celle de Charlemagne … Et l’amour que nous vouons à nos enfants est aussi sincère et aussi fort qu’il y a Mille ans ; il se materialise d’une façon bien plus complexe , c’est tout .

  7. Je ne suis absolument pas d’accord avec Toulemonde.

    Je fais partie des personnes qui sont très scolaires. J’ai toujours révisé, relu mes cours, fais des exercices, travailler donc.
    Tous les soirs je faisais mes devoirs, bien souvent seule. J’étais une élève studieuse donc avec une bonne logique, une excellente mémoire (plus photographique que cela, tu meurs!) … malgré un handicap en maths (dyspraxie).

    Et au lycée, contre toute attente, je me suis littéralement mangé le sol en première. Pourquoi? pourtant je travaillais, j’étais pas plus bête qu’une autre. Je faisais tout bien comme un cheval (vu qu’on part du principe que j’étais un zèbre). La réponse viens notamment qu’en première on nous demande avec un très net cran supérieur d’expliquer nos réponses, le résultat n’importe plus, seul le process compte. Oui mais voilà, moi zèbre, jusque là j’avais plutôt réussit à deviner (oui oui, deviner. J’appelais ca du « pifomètre logique ») ce que les profs attendait de moi, le processus qu’il voulait voir décrit. Puisqu’il est entendu qu’en temps que zèbre j’avais la réponse qui me tombait du ciel sans savoir comment je savais que la réponse était juste. Sauf que voilà, au lycée, c’est plus la même histoire, deviner deviens beaucoup moins aisé. Et personnellement, les cours deviennent sacrément chiant et les profs (pour la plupart) sacrément c*ns! Et je baissais les bras, car à l’époque je ne me savais pas zèbre, ma mère ne trouvait pas de solution, les profs m’enfonçaient donc les élèves sans donnaient à cœur joie et je n’avais donc plus d’espoir. Pour moi, le seul espoir était de mourir.

    Moi aussi, bonant-malant j’ai réussi à avoir un Master, mais cela ma demandé beaucoup de sacrifice et un travail de longue haleine.

    Ensuite si le niveau d’étude requiert un minimum d’intelligence. Vous ne pouvez pas demander à quelqu’un qui a une intelligence plus ou moins limité d’apprendre avec 4 mois de cours de faire une analyse financière, ou de monter un business plan et toute une entreprise fictive qui va avec. Avec ou sans piston, il faut une prérequis d’intelligence pour faire certaines études.

    Alors, excusez moi de m’emporter mais les clichés ont tendances à me débecter. J’ai horreur qu’on dise que n’importe quel c*n peut faire des études brillantes avec un peu de volonté car c’est faux. J’ai horreur qu’on dise qu’un zèbre échoue car il ne travaille car bon sang ya rien de plus faux!!! Ca n’a strictement rien avoir avec le travail.

  8. Bonjour à tous.

    Les commentaires de ce monsieur sont comme vous dites, « brutes »… mais ne viennent en rien contredire la réalité du sort des enfants précoces et personnes surdouées. Il y en a qui réussissent dans un environnement scolaire classique, comme il y en a qui échouent.
    Cette personne n’a simplement pas été en capacité de donner un avis analytique, tellement la situation est d’une complexité qui lui échappe.
    Toutefois, j’aimerais dire que la question se pose sur la capacité des parents et au bénéfice de notre société, d’accompagner les personnes à fort potentiel à mieux se servir de leurs atouts, sans se sentir bridés ou frustrés par un système qui a tendance à standardiser. Entendu que la réussite scolaire est à la portée de toute personne d’intelligence moyenne… En dessous ou au dessus, le problème de devoir bénéficier d’une action spécifique d’adaptation se pose.
    Peut-être ai-je apporté quelque chose ?
    Merci d’avoir lu mon post.

  9. Bonjour à tous,

    Maman d’un petit zèbre de 7 ans, je découvre la précocité, et je peux assurer à la personne qui a adressé ce commentaire, qu’elle n’en sait certainement pas plus que nous sur la précocité, et certainement moins que tous ceux d’entre nous qui la découvrons et que c’est avec bien de la malveillance qu’elle réagit. L’ignorance fait peur, en voila une preuve. Précoce ne signifie pas forcément surdoué, vu les difficultés rencontrées. Un esprit brillant n’est pas toujours un « précoce » et inversement. Mais je pense que nous avons affaire à une personne qui n’est ni l’un ni l’autre !

    La précocité est plus un handicap pour les enfants qu’un avantage car elle entraine tous les troubles « dys », ne pas rentrer dans la norme est loin d’être avantageux et il n’est pas question uniquement que des établissements adaptés, et pourtant il en manque !

    Et puis rien n’oblige cette personne à lire ce qui est sur ce site vu que cela perturbe cette personne. Mais avant de poser un à priori sur la précocité, et de donner une opinion pleine de préjugés et de clichés il faudrait se renseigner a minima pour se permettre de critiquer.

    Pardonnez mon coup de gueule mais je me bats contre des moulins à vent face au système inapté pour la scolarité de mon fils (dans un établissement normal étant donné qu’il n’y en a pas vers chez moi). Et faire reconnaître que la précocité gère une liste impressionnante de troubles qu’il faut prendre en compte tous les jours et surtout dans le domaine éducatif est un véritable calvaire.

    A présent je vous remercie tous pour vos posts car je me sens moins seule et je vais pouvoir dire à mon petit zèbre que plein d’autres enfants sont comme lui, que même s’il n’entre pas la norme il n’est pas pour autant « anormal ».

    Merci à tous les zèbres et toutes les zébrettes pour ce que vous apportez dans notre quotidien, car je l’avoue nous n’avons pas le temps de nous ennuyer avec vous !

  10. Bonjour à tous
    Pourquoi est il mal de se poser des questions pour le bien être de nos enfants? Ces petites tètes blondes sont trop souvent stigmatisées car différentes des autres enfants de même âge! En quoi est ce mal de se soutenir dans les moments de doutes ou de malaises car oui nous aussi parents avons des moments où l’on craint pour nos enfants .
    Nous ne demandons pas un traitement de faveur nous désirons juste que nos enfants soient acceptés, encadrés et reconnus par les différentes instances de la sacro sainte éducation nationale ! Excusez nous cher visiteur de prendre soin de nos enfants

  11. Bonjour « Monsieur »,
    je pense effectivement que vous vous trompez de débat … Nous ne sommes pas là pour nous gargariser de l’intelligence hors norme ou la « Précocité » de nos enfants ou nous inventer de faux problèmes! Bien au contraire, nous (parents d’enfants précoces) avons tous besoin de comprendre et d’aider nos enfants pour la plupart en souffrance. Si mon fils était brillant et plus « scolaire », je n’aurais nul besoin d’en parler car il réussirait…seulement voilà….il est « précoce », en souffrance car incompris de ses camarades de classe (il n’a pas les mêmes centres d’intérêt) et a du mal à se concentrer en classe et faire son travail correctement. La précocité n’est malheureusement pas une bonne nouvelle dans une famille cher Monsieur, cela annonce des années difficiles avec un enfant qui se sent différent et que nous souhaitons aider pour ne pas qu’il plonge.
    Quant à ceux dont vous parlez, qui travaillent pour s’en sortir ou qui font des études brillantes en sortant de lycées de Quartiers, je les félicite très sincèrement et leur souhaite de réussir dans leur vie professionnelle. Mais pour l’heure, cher Monsieur, avec tout le respect que je vous doit, laissez nous nous occuper de nos enfants qui souffrent avec ce « handicap » (Et oui! c’est la plupart du temps un handicap!!!) et ne vous trompez pas de débat! merci!

  12. Cela me fait penser à la réflexion que m’a faite un directeur d’école primaire : « les enfants précoces, ça n’existe que dans l’imagination de leurs parents. Les vrais précoces sont extrêmement rares ».
    Je venais le voir parce que mon fils s’ennuyait en CE2 au point d’être dégouté de l’école. Sa maitresse ne le trouvait pas spécialement « en avance » et me disait que non il ne s’ennuyait pas….
    Il avait lu tous les livres de la bibliothèque de la classe et en avait marre de faire des dessins.
    Bilan par le psychologue scolaire : QI à 145-150, âge théorique 16 ans (il avait 9 ans et demi)
    Quel gachis, un an à s’ennuyer, c’est long dans la vie d’un enfant.
    Et la culpabilité des parents, on aurait du consulter avant, on aurait du le changer d’école, on aurait du….
    Effectivement, on a l’impression de « gonfler » l’éducation nationale avec un enfant précoce, on voudrait juste qu’il soit bien dans son école, dans la classe…..

  13. Bonsoir Sojaso
    Lorsque vous dites « c’est loin de faire chic sur un CV, je sais de quoi je parle, je travaille à l’Education Nationale et sais donc ce qu’elle peut en penser », j’ai envie de savoir : qu’en pense l’EN justement ? afin de prendre les bonnes précautions en abordant la question avec nos interlocuteurs, très prochainement! Merci …
    [NB: je suis sûre qu’il y aura des exceptions, mais globalement, quelle est la perception?
    Si j’en crois l’absence quasi totale de prise en compte, j’imagine qu’ils ont d’autres chats à fouetter, déjà pour faire progresser les élèves moyens, et encore plus avec ceux qui ont des difficultés d’apprentissage]

  14. Bonsoir Céline
    si c’était seulement un an … (d’ennui à l’école) !
    Ne s’ennuyait-il pas avant ce CE2 ? ce serait surprenant, sans vouloir en rajouter

    Notre fils (7 ans 1/2) a un QI de 145/150. Il refuse l’école, rechigne à y aller, depuis la petite section de maternelle, alors que tout se passait bien à la crèche. Cette année, en CE1, il a aimé l’école le 1er jour, pour retrouver les copains; déjà le lendemain, il ne voulait plus y aller…
    Il n’a pas appris à lire tout seul à 3 ou 4 ans, c’est un des rares critères de précocité qui lui manque 😉
    Nous avons (tous?) tendance à culpabiliser,  » j’aurais dû « … – le voir plus tôt, etc etc mais ce n’est pas si simple, à détecter, accepter – complications en vue -, faire évaluer … Pour nous, c’est le comportemental qui a tiré la sonnette d’alarme, et c’est là surtout que nous avons besoin d’un cadre adapté.

    Il n’y a pas de parcours parfait.
    Combien d’enfants ne sont pas « détectés précoces » et passent surtout pour des enfants ‘difficiles’ ?
    On a la chance de reconnaître la différence (positive mais pas toujours bien perçue) de nos enfants.

    Mais que nous propose-t-on pour des enfants plus ‘vifs’ que la moyenne, et particulièrement sensibles?
    Quasiment rien avant la 6ème, sauf exception.
    Une grande partie des journées de la maternelle et de la primaire à s’ennuyer, cela fait long! très long…

    Après, il y a les possibilités extra-scolaires, les activités hors école … qui peuvent compenser un peu. Ce n’est pas idéal, mais cela aide.
    Même si là encore, pas moyen d’obtenir des ateliers pour les 9-11 ans (+ scientifiques par ex.) qui lui iraient tellement mieux, quand il en affiche 7.

    Sans compter que pour accompagner nos enfants, il faudrait pour ainsi dire bosser à temps partiel,
    justement, pour répondre à / alimenter leur soif d’apprendre, les emmener à des activités et en parler avec eux…
    Mon fils a « la » solution : « maman, pourquoi ce n’est pas pas toi qui me fais classe à la maison? » 😉
    sauf que je travaille, que ce n’est pas mon métier, et que l’école est aussi le lieu du vivre ensemble, avec toutes sortes de copains et copines, tous différents…
    Mais sérieusement, nos enfants demandent beaucoup d’attention, il leur faudrait des classes de 10/12 maxi. Un peu comme mes nièces à l’école française aux US … et alors, quel coût pour l’EN et pour nous … ???

  15. Oui, avec le recul, je pense qu’il s’ennuyait aussi dans d’autres classes.
    En moyenne section, il était dans une classe de MS/GS, parfait, il écoutait aussi ce qui se passait en GS
    En grande section, il était par moment difficile mais content d’aller à l’école, la maitresse était extra et proposait des fiches supplémentaires quand il avait fini les siennes. Il connaissait toutes les lettres, tous les sons, il a appris à lire presque tout seul vers 5 ans et demi en fin de GS.
    En CP, il était pénible par moments, il savait déjà lire, heureusement, c’était nouveau en maths
    En CE1, il était dans une classe de CE1/CE2, il était content parce qu’il pouvait faire les fiches des CE2 quand il avait fini les siennes.
    C’est cette année là, qu’il aurait du sauter une classe mais personne n’a vu qu’il était précoce à ce point.
    Le CE2 a été terrible, il pleurait pour aller à l’école. Les veilles de rentrée à la fin de chaque vacances, il était insupportable. Pas de copain, toujours tout seul, souvent le souffre douleur des autres pas très tolérants pour qui est différent et s’intéresse à autre chose que le foot ou les jeux DS/WII.
    Le CM1 est mieux au niveau scolaire, la maitresse tient compte de son avance mais il n’a toujours pas de copains et il en souffre.
    Pas de possibilité d’activité extra scolaire autre que sportive à la campagne sauf à faire beaucoup de kilomètres. (même en travaillant à 80 %, c’est compliqué, il y a son frère aussi)
    Nous essayons de compenser pendant les vacances en visitant beaucoup.
    Il s’intéresse à l’histoire, à la géographie, aux sciences, nous trouvons des émissions de télé qui le passionnent (en direct ou en replay sur internet)
    Nous commençons à nous renseigner sur les collèges et hésitons encore sur le choix de l’établissement.

  16. L’EN ne propose pas grand chose non plus pour les enfants en difficulté. Tout dépend des instits. Certains « se décarcassent » pour leurs élèves, d’autres moins. Pas de RASED dispo, pas de dépistage de dyslexie, dyspraxie…., plusieurs mois pour voir le psychologue scolaire qui n’apporte pas toujours la bonne réponse.
    Les heures de soutien ne sont pas suffisantes. On nous renvoie vers l’orthophoniste qui mettra des années à rattraper les dégats causés par une méthode semi globale au CP inadaptée pour beaucoup d’enfants.

  17. bonsoir à tous,

    je suis maman d’un enfant en CE2, j’ai eu les mêmes réponses quand nous avions rencontré la psychologue scolaire de l’etablissment où est scolarisé notre enfant.

  18. Bonjour/bonsoir,

    contrairement à certains je ne suis pas ici en tant que parents désespérés venues chercher des réponses inexistantes pour aider leur enfant, mais en tant qu’ado précoce de 14 ans qui ne sait pas vraiment ce qu’elle est, elle non plus…
    J’ai longtemps été fière de mes capacités et je le suis toujours, cela sans être « vantarde », juste fière de moi même et de tous ce que j’ai déjà accomplit. Pourtant la suite me fait déjà peur… Il y des jours comme ça, des jours de doutes, où l’on ne sait plus où est notre place, quand bien même on en aurait une… Réflexe d’enfant, on aimerait courir demander la solution à nos parents, les adultes, mais les voir aussi désarçonner ne fait que nous perdre un peu plus. Alors on cherche, on réfléchit et on se rend compte que depuis toujours, on savait. On savait qu’on était différent sans jamais oser se l’avouer, à nous et aux autres. Parce que c’est dur, parce que je n’ai que 14 ans et que, en moi une adulte aimerait s’exprimer à travers ce corps d’enfant… Le plus dur ce ne sont même pas les remarques que profèrent les gens de mon âge à mon égard, mais les vôtres, celle des adultes qui nous jugent parfois comme si nous étions des êtres inférieurs incapable de comprendre, alors que justement, notre -horrible mais à la fois incroyable- capacité, c’est celle de comprendre trop ou plus de choses que certains. La précocité est un cadeaux de l’extérieur pour ceux qui n’y ont jamais goûter, empoisonné à l’intérieur pour nous qui ne connaissons que trop bien les problèmes qu’elles engendrent, problème essentiellement basé sur des différences qui posent problème à quelque uns sans motif valable… On ne peut comprendre la précocité si on ne l’est pas soi même : désolé de vous décevoir chers parents, mais essayer de comprendre votre enfant est une perte durant laquelle vous pourriez juste lui apporter un peu d’amour et de soutien qui lui ferais le plus grand bien !
    Etre précoce est un fardeau qui ne me quittera jamais, je ne peux qu’apprendre à vivre avec moi même, tous en serrant les poings devant tant d’injustice. Avoir un enfant précoce n’est pas chose plus aisée, et l’unique aide que pouvez nous apportez, serait du réconfort, croyez moi, c’est déjà beaucoup.
    Ce n’est pas un témoignage qui changeras la donne bien sûr, mais l’expression de nos ressentit est notre seul moyen extériorisation. En espérant avoir « éclairer » certains…

    Merci de votre attention donner à une petite précoce

  19. Merci jeune fille. Nous venons d’apprendre la précocité de notre fils. On s’en doutait mais suite à une détérioration de son comportement, nous avons décidé de lui faire passer les tests qui ont confirmé nos doutes. J’avoue que souvent on oublie que le plus important c’est de prendre soin de lui, de le réconforter. On se concentre sur son comportement, tellement étrange par moment, et on oublie le reste. Quant au commentaire du mr, il vient sans doute d’apprendre que son enfant est pénible parce qu’il est mal élevé et pas parce qu’il est précoce. Personnellement, je préférerais souvent que ce soit un problème d’éducation. Un bon coup de pied au c… et tout rentrerait dans l’ordre. Mais ça ne marche pas comme ça.

  20. Là peut-être en partie les raisons du blocage des enfants précoces, des réactions qu’ils jugent stupides et leur entourage ignorent beaucoup de choses, eux même connaissent peut-être trop de choses et sont hypersensibles à leur entourage, émotionnellement et intellectuellement ils perçoivent plus de choses que des gens ordinaires ce qui peut les handicapés paradoxallement.

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