Et si votre enfant était surdoué ?

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Intelligence supérieure ne rime pas forcément avec troubles psy

C’est du moins la théorie développée par Nicolas Gauvrit, chercheur en sciences cognitives, dans une tribune publiée récemment sur le site FranceTVinfo.

Dans ce texte iconoclaste, l’auteur du livre Les surdoués ordinaires, s’attaque à l’idée de plus en plus répandue dans le grand public que le haut potentiel intellectuel s’accompagne de troubles psychologiques plus ou moins graves mais inévitables.

L’image véhiculée par ces différents acteurs, qui s’est peu à peu diffusée par les réseaux sociaux et les médias, est exagérément négative : on envisage les personnes HPI anxieuses, dépressives, prédisposées à l’échec scolaire, à la dyslexie, ou présentant des troubles du spectre autistique. Ces caractéristiques attribuées aux individus HPI contredisent fréquemment les données factuelles, comme nous l’allons voir sur quelques exemples.

Dans sa tribune, Nicolas Gauvrit réfute le lien de causalité entre le haut QI et un certain nombre de troubles qui, dans l’esprit du public, lui sont généralement associés, tels que l’anxiété, l’autisme ou encore la dyslexie.

Nous avons dénombré 14 études scientifiques effectuées dans différents pays (France, USA, Israël, Lettonie, Canada, Pologne) dont aucune n’aboutit à la conclusion que les HPI sont plus anxieux que les autres en général. Mieux : les études les plus rigoureuses et portant sur les plus grands échantillons donnent les résultats les plus encourageants, en associant au contraire un QI supérieur à une moins grande anxiété en moyenne. Ces études ont fait l’objet d’au moins deux méta-analyses qui confirment ce résultat : rien ne suggère que le haut potentiel s’accompagne, en moyenne, d’une plus grande anxiété.

Le chercheur insiste sur l’aspect fortement négatif des liens qui sont faits à tort entre surdouement et troubles psychologiques. Pour expliquer cet erreur fréquente, il invoque le fait que, le plus souvent, les personnes détectées comme étant à haut potentiel sont justement celles qui soufrent de difficultés particulières.

Les légendes noires circulant sur les HPI sont délétères, car elles font croire à tort aux personnes HPI souffrant par ailleurs d’un trouble que leur problème est, en quelque sorte, un effet secondaire de l’intelligence et qu’on ne peut toucher l’un sans l’autre.

Cette tribune est à rapprocher de la vidéo de la conférence donnée par Nadine Kirchgessner sur le thème « La pathologisation de l’intelligence, une dérive actuelle ? »

Lire toute la tribune de Nicolas Gauvrit

1 Comment

  1. Valérie sur 17 janvier 2017 à 11 h 43 min

    Bonjour,
    Je viens d’écrire une roman qui vient de disparaître… donc en version courte (ou svp effacer si vous le recevez à double).
    Une question me taraude ces derniers temps en est encore renforcée par le texte de Nicals Gauvrit? est-ce que le surdouement est vraiment un facteur déterminant dans une vie dans le sens de « un facteur ayant une importance quant à la personnalité et au développement d’un individu » ?
    Plus j’approfondis le sujet plus j’ai l’impression qu’il y a un florilège d’idées reçues que nous pouvons lire au pire sur des check-listes sur internet et au mieux trouver dans des ouvragese de personnes acceptées comme spécialiste du sujet.
    Or apparement il n’y a statistiquement parlant (hors la mesure du qi) aucune preuve ou la preuve qu’il n’y a pas de différence (ex. difficulté dans les relations sociales). Chacun se sachant ou croyant HP fait son marché dans ces soit-disant caractéristiques.
    Je suis songeuse et en ce moment la seule chose qui me semble tenir la route est de dire qu’un qi élevé aide à comprendre plus vite et à « apprendre » ce qu’il faut faire pour dépasser certaines faiblesses… Mais faiblessse qui en soit n’on rien à voir avec le niveau d’intelligence !
    Ca m’intéresserait beaucoup d’avoir des retours sur le sujet !



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