Ile-de-France Enfants Précoces

rencontre enfants HPI pour rompre l'insolement

Ce sujet a 5 réponses, 2 participants et a été mis à jour par Photo du profil de Flocondneige Flocondneige, il y a 1 mois et 3 semaines.

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  • #22962
    Photo du profil de flo77 flo77 
    Participant
    Points: 29

    Bonjour,
    Je suis maman d’une enfant HPI de 3 ans, age mental 5 ans. L’école, les amis, les voisins, ces enfants se sentent toujours un peu extraterrestres et ont du mal à trouver leurs marques. Je me propose de rencontrer des familles (parents et enfants) pour que les enfants se rencontrent, fassent connaissance, et peut être nouent des amitiés. Tout cela autour d’une activité (à voir ensemble) pour rompre la solitude et que nos enfants aient un moment où ils se sentent bien, compris, normaux … bref, pleinement à leur place dans la société, car souvent ils n’ont pas idée qu’ils ne sont pas les seuls à être comme ça.
    Contactez moi si vous habitez dans le 77 et que vous avez des enfants de 3 à 6 ans, et mettons en relation nos enfants.
    Cordialement

    #22976
    Photo du profil de Flocondneige Flocondneige 
    Participant
    Points: 76

    Bonjour Flo,

    Dommage que vous habitiez dans le 77.
    Je suis pour ma part sur Paris (Ouest), avec un enfant de tout juste 4 ans, et me demandais justement pourquoi des rencontres n’étaient pas proposées, afin que nos enfants puissent se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls (même s’il y a autant d’enfant HQI différent, que d’enfants différentsà.
    Dans tous les cas, c’est une très bonne idée, et j’espère que vous trouverez rapidement des joyeux compères pour votre fille dans votre secteur.

    NB : au passage, comment et par qui l’âge mental de votre fille a-t-il été établi ?

    #22981
    Photo du profil de flo77 flo77 
    Participant
    Points: 29

    Bonjour,
    Je pense que dans nos discours d’adultes sur « comment faire avec un enfant HPI ? », on oublie que l’enfant est dans le présent et qu’il a besoin dans ce présent de se sentir humain et pas extraterrestre. Ces enfants ont de plus un émotionnel très développé et très sensible, donc ils ont un vrai besoin d’amitié et de sympathie. Mais comment demander à un enfant d’avoir des amis dans un contexte d’environnement où les autres ne fonctionnent pas pareil que lui. En tant qu’adulte, vous voyez vous discuter et lier des amitiés avec des personnes qui parlent foot toute la journée en buvant des bières et ceci tous les jours pendant 6 mois sans voir autre chose ? On pèterait tous les plombs ! Alors pour les enfants, c’est pareil. Si on leur demande de faire un effort à l’école pour s’adapter, il faut aussi qu’ils trouvent leur compte ailleurs.
    Les activités physiques, c’est bien mais pas suffisant. On a du mal à discuter et partager en faisant de la natation ou du judo. Malheureusement, en France, les clubs intellectuels (sciences, littéraire, art … ) sont très peu nombreux, pas comme dans d’autres pays tels que les USA. Les associations comme l’AFEP, organisent peu de choses pour les enfants, c’est surtout des réunions de réflexion ou d’exposé pour les adultes. Alors je cherche des solutions pour ma fille. Mais si je trouve des personnes pensant la même chose, et des bonnes volontés pourquoi pas faire une asso pour les enfants (et pas pour les parents !). Je suis partie sur l’idée de trouver des gens dans le 77, mais on peut imaginer plus grand.
    Quant à l’âge de ma fille, il a été déterminé lors d’un test de QI par la psychologue. Le résultat lui a donné 142 de QI soit faisant partie des 0,3% des meilleurs résultats dans sa tranche d’âge, avec quelques variations suivant les sujets (logique, mémoire, spatiale, verbal … ) mais globalement homogène vers le niveau de 5 ans d’âge mental. De plus, après qu’elle m’ait fait une crise pendant 3 jours parce qu’elle voulait connaître les lettres, je lui ai présenté des cahiers de vacances niveau Petite Section, dont elle n’a fait qu’une bouchée. Puis Moyenne Section, pareil. Le niveau Grande Section ne lui pose pas de problème, mais lui demande plus de réflexion. Et de fil en aiguille avec des cahiers, et des jeux qu’elle choisi, aujourd’hui elle commence à lire, à écrire en cursive, et à faire des additions. Et si elle n’a pas sa dose d’apprentissage intellectuel, elle devient insupportable, bêtise sur bêtise, défiant l’autorité ou inversement se refermant sur elle même. Donc on fait et on avance, et tampis pour l’éducation nationale ou les mauvaises langues !!!

    #22982
    Photo du profil de Flocondneige Flocondneige 
    Participant
    Points: 76

    Je suis tout à fait d’accord avec votre raisonnement.
    Les enfants se retrouvent du matin au soir avec des « copains » imposés à l’école, et quand ils ne trouvent pas leur compte, cela est assez catastrophique, et on le voit vite. Mon fils a complètement changé de comportement depuis la rentrée scolaire, et pas dans le bon sens évidemment. La psychologue scolaire qui avait été l’observé avait d’elle-même trouvé qu’il se sentait très mal dans sa classe, car ne trouvait aucun enfant qu’il considérait comme ses pairs. Dur.

    En revanche, il y a des fois où je me demande si le test de précocité de mon enfant est le bon, car je ne retrouve pas du tout chez lui les mêmes comportements que majorité des commentaires que je lis ici. :-\ D’où le fait que je dise qu’il semble y avoir autant d’enfant EIP différents, que d’enfants différents. Tous ne sont peut-être donc pas aptes à s’entendre entre eux.

    Son QI a été évalué à 146 lors de ses 3 ans 3/4. Mais il n’est pas du genre à aimer les trucs « intello » (puzzle, club d’échec, musée, ou autre truc du genre). Après, il a tellement peu confiance en lui et ressent une telle frustration au moindre sentiment d’échec, qu’il ne se lancera pas dans quoi que ce soit qui nécessite un « résultat attendu ».
    Il vient tout juste d’avoir 4 ans, et ne sait pas du tout lire (et encore moins écrire, puisqu’il refuse même de dessiner, par souci de perfectionnisme aigü). Je suis impressionnée par l’avancée de votre fille. Quand je vois votre fille a 3 ans faisant déjà des cahiers de vacances, de la lecture, des additions, etc., je me demande donc s’il n’y a pas eu un bugg dans son test !

    Toujours est-il que l’idée de rencontre ENTRE ENFANTS est très bonne, ne serait-ce que pour jouer et discuter entre eux, les EIP étant souvent si à l’aise à l’oral, et adorant manier les mots. Même si tous ne s’entendront pas, car profils très différents, certains y trouveraient sans doute des affinités.

    Je suis d’ailleurs étonnée qu’il n’existe pas déjà des clubs/associations de rencontre entre enfants précoces, notamment pour les moins de 6-8 ans qui semblent être une tranche très oubliée. Pourtant il doit y avoir nombre de tels enfants en Ile de France, mais chacun vit dans son coin, c’est dommage.

    #22995
    Photo du profil de flo77 flo77 
    Participant
    Points: 29

    Bonjour,
    Ne croyez pas que ma fille en est là sans qu’on ait eu à se battre. Elle aussi a commencé avec sa crise de perfectionnisme « je ne ferai pas tant que je sais pas faire avant même de commencer !!! ».
    Le kart !!! On lui avait acheté un kart car elle ne voulait pas faire du tricycle ( c’est trop dur Maman d’appuyer sur les pédales !!!). Et avec le kart, elle recommence. « C’est trop dur. C’est Maman qui pousse. » Alors, Maman a résisté. Maman a dit « si tu veux faire du kart, il faut que tu en fasse toute seule, Maman ne pousse plus, et si tu ne veux pas en faire, je donnerai le kart à une autre petite fille qui, elle, a envie d’en faire et tu ne reverras plus jamais le kart ». Ca parait dur comme ça, mais ça marche. De plus ma fille sait que j’ai un caractère très carré, quand je dis quelques chose je le fais et je vais jusqu’au bout. Bref, elle a pleuré toutes les larmes de son corps pendant 3/4 d’heure sur le terrain de sport devant tout le monde. Mais comme je n’ai pas cédé. Elle est remonté dans son kart et a fait l’effort nécessaire. Je l’ai alors largement félicitée et embrassée. En agissant systématiquement comme ça, aujourd’hui , elle donne assez souvent le meilleur d’elle même.
    Il y a aussi le « j’ai raté , alors je veux plus faire ». Pour ma fille ça a été le cas pour écrire les lettres cursives. Alors je lui ai expliqué que tout ne peux pas se faire de manière simple, que pour certaines choses, il faut faire et faire et faire encore pour y arriver. Je lui ai dis que Maman aussi avait du faire et faire et faire encore avant de réussir à écrire. Elle m’a cru plus ou moins. J’ai même du la frustrer en lui disant que de cette manière là , elle ne pourrait que rester un bébé (elle déteste ça). Mais c’est lorsque j’ai vraiment raté quelque chose devant elle (cuisine, dessin, jeu d’adresse … ) et que j’ai recommencé plusieurs fois avant de réussir qu’elle a compris et qu’elle s’est emparé du mécanisme. « Tu vois, Maman, je t’explique, je persévère, je recommence encore et encore, et là au bout de la ligne de « b » tu vois j’ai réussi Maman ».
    Autrement dit, il ne faut jamais rien lâcher. Il faut parfois s’opposer à l’enfant, s’entêter, trouver plusieurs moyens de faire des démonstrations ( car nos enfants sont très logiques, et parfois ne croient qu’à cette logique), imposer l’autonomie et la débrouillardise … etc. Soit ! Parfois c’est très dur à vivre pour Maman, ça arrache le cœur, et Maman doit cacher ses larmes au fond d’elle même, mais quand ça marche , on est si fier d’eux et de nous, et eux sont si heureux d’y être arriver.

    #23030
    Photo du profil de Flocondneige Flocondneige 
    Participant
    Points: 76

    Bonjour,

    Je dois alors avoir un spécimen ++++ de « perfectionnisme aigu », car je constate que nos méthodes se ressemblent relativement beaucoup, pour autant rien n’a jamais abouti à quelque-chose de positif de mon côté. 🙁

    Pour le kart, ça me fait « rire », car c’est exactement pareil chez moi. Mon fils, après moult propositions, a tenté de passer (enfin !) à un vélo à pédales cet été. Jusqu’alors, rien à faire, blocage complet, il préférait rester sur sa draisienne d’origine (à près de 4 ans, il commence à avoir les genoux au niveau du menton 😉 ).
    J’ai profité des vacances d’été pour l’encourager à essayer un vélo à pédales (il a fallu ruser !). Il a accepté de faire quelques tours, de pédaler tout seul, il a réussi à avancer plutôt très bien (sous mes encouragements ébahis !), il était content. Mais après 3 jours, ter-mi-né, refus de monter sur le vélo, car il n’allait pas aussi vite qu’il voulait, et ne voulait pas persévérer pour progresser.
    Malgré toutes mes explications relatives à l’entraînement nécessaire à chaque chose, rien à faire. J’ai donc tenté moi aussi le chantage « dans ce cas, on va rendre le vélo dans le magasin ». Sauf que de mon côté, ce genre de trucs n’a JAMAIS marché : « d’accord, on y va, on va le rendre Maman ». Voulant toujours moi aussi aller jusqu’au bout, j’ai été jusqu’au bout… et on a donc rendu le vélo dans le magasin. Et il ne m’a plus jamais reparlé de vélo depuis.

    Tout est ainsi depuis sa naissance. S’il n’arrive pas à faire un puzzle dans la seconde, il n’en veut plus. Et si je dis qu’on va dans ce cas le jeter, ou le donner à un autre enfant qui sera content de s’entraîner à faire le puzzle, AUCUN problème, il dit oui de suite. Il a ainsi mis de lui-même à la poubelle certains de ses jouets, et je me suis retrouvée prise à mon propre piège !

    Pourtant, je lui explique sans arrêt et depuis des années, que personne ne peut savoir faire quelque-chose sans apprendre et s’entraîner, je lui montre dès qu’une occasion se présente (encore le we dernier, quand on est passé devant des ados qui s’entraînaient au skate-board et tombaient : « ils tombent tout le temps Maman », « oui, c’est normal mon chéri, ils s’entraînent parce que ce n’est pas facile, et à force de s’entraîner, bientôt ils ne tomberont plus et pourront faire des trucs super »).
    Il entend, il comprend, mais ça s’arrête là ; c’est bon pour les autres, pas pour lui. Je fais même parfois exprès de faire des erreurs ou autres ratés devant lui, pour lui montrer que si je n’y arrive pas, et bien ce n’est pas grave du tout, je recommence. RIEN A FAIRE. Une vaine bataille depuis 4 ans…

    Je ne sais plus quelle méthode adopter, car plus ça va, moins il semble vouloir faire d’efforts et accepter l’échec, l’imperfection et la moindre phase d’apprentissage. Du coup, il régresse plus qu’il ne progresse. Aucune avancée depuis des mois, que ce soit en dessin, en lecture, en puzzle, ou autre activité. Il n’exploite absolument pas ses capacités et ne semble pas le vivre bien du tout (il s’ennuie de plus en plus, à l’école notamment, où cela tourne en agitation et agressivité quotidienne envers les autres enfants).

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