Et si votre enfant était surdoué ?

JE FAIS LE TEST

Enfants précoces, l’avis d’un inspecteur de l’Education Nationale

Dans le cadre d’un reportage sur la création d’une association pour enfants précoces dans l’Aveyron, Gilbert Cambe, inspecteur départemental de l’Education Nationale a été interrogé par une équipe de France 3 Midi-Pyrénées et donne un avis intéressant sur le sujet.

Si l’on n’échappe évidemment pas à quelques lieux communs ni a un certain optimisme pour ce qui concerne l’état réel des mesures prises dans chaque école, force est de constater qu’on se trouve là face à quelqu’un qui pris la mesure du problème. Rien d’étonnant à cela d’ailleurs puisque, en 2003 déjà, Gilbert Cambe avait rédigé un rapport intitulé « La précocité intellectuelle, l’école et les apprentissages » pour le compte de l’Académie de Clermont-Ferrand, où il occupait les fonctions de directeur adjoint de l’IUFM.

Plutôt que de vous résumer le propos de monsieur Cambe, je vous invite à visionner la vidéo ci-contre et à en discuter à travers vos commentaires.

10 Comments

  1. Lydie sur 30 octobre 2016 à 10 h 16 min

    Je ne suis pas du tout d’accord avec ce monsieur! il n’y a pas de repérage systématique des enfants précoces par les enseignants! C’est très mal connaître la problématique complexe qu’est la précocité. Il ne parle que de clichés. Beaucoupd’enfants, notamment les filles essayent de se fondre dans le moule (ce qui par ailleurs les fait extrêmement souffrir) et les rends difficilement repérable! Je n’ai découvert ma précocité qu’à 37ans en découvrant (par hasard) celle de ma fille de 4,5ans sans qu’elle ne présente aucun des signes qu’il a cité! Soyons à l’écoute de nos enfants et de notre ressenti, c’est beaucoup plus fiable que de s’en remettre à l’éducation nationale. Voilà mon avis.



  2. Marie sur 30 octobre 2016 à 11 h 51 min

    Professeur des écoles depuis 16 ans, je n’ai jamais été formée, ni informée sur les hp. J’ai eu la chance d’être acceptée sur une formation ASH de 3 semaines il y a 2 ans et depuis, je ne cesse de me documenter sur les « troubles » que peuvent connaître les enfants et c’est par hasard, en lisant des documents sur les dys, que j’ai été sensibilisée sur les Hp, depuis, je me documente. J’adore mon métier et je suis une fervente « défenderesse » de l’école pour tous mais l’Education Nationale est loin de répondre à toutes les attentes. Rien ne veut l’attention et l’écoute des parents.



  3. Aline sur 31 octobre 2016 à 12 h 01 min

    C’est beau la théorie ! Maman d’une enfant testée THQI il y a 3 ans, rien n’a encore été fait pour elle et son désintérêt augmente. Mais comme elle est hyper adaptable cela ne se voit pas en classe et cela fait trois ans que je me fais endormir par les instituteurs sur le thème : elle va bien, et non son travail n’est pas parfait !!! Car elle cache bien son jeu. Comment faire ne serait ce que pour faire en sorte que les enseignants parlent de son cas en conseil de cycle… Pourquoi, alors que son bilan a été transmis il y a 3 ans, attend on qu’effectivement elle pose problème en classe (elle n’en posera jamais à l’enseignant) pour prendre en considération sa spécificité !!! Car si je suis bien les propos de cet inspecteur, encore faut il que l’enfant pose problème au système classe !!!



  4. Emmanuelle sur 31 octobre 2016 à 16 h 01 min

    Malheureusement, cette personne ne cite que des clichés et n’a aucune solution valable. Il n’a sans doute jamais fréquenté au quotidien un enfant EIP. Sans remettre en cause la valeur des enseignants qui sont en general géniaux pour les enfants standards, ils ne savent pas ce qu’est un enfant EIP, à part le cliché de l »enfant qui sait lire à 4h et qui est brillant. Ce n’est pas toujours le cas.

    J’en ai 2 dans mes enfants, l’ainée 25 ans brillante et mon plus jeune de 8 ans qui ne laissait rien apparaitre à part une forte agitation en classe. Meme profil que la fille d’Aline (voir commentaire): « Il va bien, et non son travail n’est pas parfait  » selon les maitresses.
    Ses maitresses le disaient meme pas très doué car il écrivait mal… (typique des garcons EIP).
    Maintenant que le verdict est tombé (forte précocité), la directrice ne veut rien faire car il écrit mal et me répond juste « mais tout va bien pour votre fils, pourquoi vous inquiétez vous? »…. sauf que mon fils est ENCOPRETIQUE depuis le CP, n’écoute pas et ne veut pas faire ses devoirs car il en a assez de répéter toujours la même chose… A part cela, tout va bien….. Donc je n’ai plus qu’à attendre le décrochage de mon fils qui aura lieu vers la 4ème au college car personne ne veut rien faire….
    Donc quand j’entend cet inspecteur, je me dis qu’il est bien loin de la réalité.
    Pour info, mon fils est en école privée catholique sous contrat et dans ce cas, la directrice est libre d’appliquer la politique qu’elle veut et n’est pas soumise aux directives de l’éducation nationale (réponse de l’inspecteur de mon académie). Donc je ne peux rien faire sauf prendre le risque de le changer d’école.



  5. marion sur 1 novembre 2016 à 21 h 28 min

    Ce Monsieur,ne doit pas connaitre ou pas vouloir savoir,phobie scolaire,échec scolaire…qu’il est plus que c’est 20°/…
    Bref,cela dérange de dire que la structure actuelle n’est pas adapté pour nos zouzous et que oui il faut aller dans le privé au
    déscolarisé car nous avons aucune aide de l’éducation national.Les instituteurs ou professeurs qui s’en préoccupent non aucun soutien ni formation qui à mon humble avis conviendrai bien mieux au élève même non EIP.
    Perso notre fils qui va avoir 16 ans à été en public au collège et cata!!
    Pour sa sœur nous ne commettrons pas la même erreur,ns avons un collège pour EIP pas près de chez ns…
    Et la mettre en pension en 6eme c’est pas évident car hyper sensible.
    Le cout financier nous inquiète mais que faire??
    Aucune aide mise en place et il est plus facile de dédramatiser et faire l’autruche cher Monsieur!!!
    Laurence maman de EIP



  6. Fabienne sur 2 novembre 2016 à 10 h 36 min

    incroyable ! reportage complétement inutile et stérile !!!
    maman d’un EIP de 15 ans qui galère depuis son entrée dans le système scolaire, découvert seulement depuis 2 ans, et n’a jamais pu compter sur l’éducation nationale pour rattraper au vol mon fils à deux doigts de la phobie scolaire et de la déscolarisation…
    aucun enseignant n’a prononcé durant toutes ces années un rapprochement avec le profil HP ! et le collège, n’en parlons pas ! même après l’avis de la COP qui orientait sans l’écrire vers la surdouance, a préféré ignorer ce fait et juger sévérement mon fils et le cataloguer…
    l’éducation nationale malgré ses décrets et autres n’est pas capable de gérer ce genre d’enfants car ils font peurs !!!!
    il parle de globalité, mais ça veut dire quoi ? c’est justement le contraire, il faut les gérer au cas par cas, car justement aucun EIP n’est pareil ! les profils qui sont mentionnés sur ce site relatent très bien la manière de fonctionner d’un HP qu’il faut prendre en compte.
    alors Monsieur l’inspecteur, formez correctement vos référents académiques pour qu’ils interviennent dans les classes pour tous les HP, ceux dont tout fonctionne et ceux qui sont bourrés de DYS, car c’est ceux là qui ont besoin de l’éducation nationale au quotidien.
    l’école publique pour tous ? non, foutaise… mon fils est en école privé depuis 1 an et encore heureux qu’elle existe, car il serait dépressif sinon…
    monsieur l’inspecteur, il est grand temps de se réveiller et de remettre au gout du jour la pédagogie qui semble un peu poussiéreuse et ne permet pas la réussite pour tous ; que le système n’hésite pas à envoyer des enfants HP qui finissent leur scolarité en échec scolaire en CAP qui sont des voies de garage… alors que ces filières demandent des enfants motivés par un métier !
    maman HP de 2 enfants HP et fatiguée de voir un tel gâchis…



  7. Emma sur 2 novembre 2016 à 22 h 46 min

    Mon fils Samuel a été en situation de harcèlement en CM1. J’ai alerté l’école et indiqué au directeur que plusieurs personnes de mon entourage me conseillaient de le faire diagnostiquer EIP. En fin de CM1 il avait commencé à un peu décrocher scolairement et était dans un mal-être assez avancé. Le directeur de l’école m’a dissuadée de voir une psy extérieure (pour faire des tests précocité) et proposé de lui faire suivre des tests avec la psy scolaire. Très gentille au demeurant, sauf qu’elle a fait une mauvaise analyse de ses résultats et n’a pas su identifier que ses problèmes de graphologie étaient en fait liés à un défaut visuel. J’ai heureusement consulté une psy dans le privée indiquée par l’association qui a confirmé qu’il y avait un fort soupçon de précocité et repéré un problème de convergence visuelle qui brouillait les résultats (d’où la nécessité ultérieurement de procéder à nouveau à de nouveaux tests). Cela m’a permis de comprendre bien des choses! Donc non, l’école ne les repère pas forcément bien. Aucun enseignant ne m’a jamais rien dit. Je sentais bien un comportement de Samuel un peu décalé et une maturité intellectuelle, une rapidité d’analyse etc… Mais c’est plutôt l’entourage qui a fini par m’ouvrir les yeux



  8. ségolène sur 3 novembre 2016 à 11 h 16 min

    Bonjour,
    maman de 3 enfants HP (et deux autres « normaux »!!!), j’ai testé plusieurs choses et j’ai remarqué que certaines académies bougent un peu. Le collège (public) de mon aîné est vraiment au top : la COP a refait le WISC, signalée les dys, l’équipe éducative s’adapte même quand les PAI ne sont pas encore officielles, nous signalent en douceur les problèmes, le principal hyper à l’écoute de notre bonhomme (TS en CM, harcèlements, et tout le tralala), bref ça peut exister. Ma fille se camoufle dans le moule (hyper scolaire, mais me réclame de sauter une classe et là pas facile de faire passer le conseil des maîtres là dessus en douceur) mais un projet de collège en construction très positif alors on l’aide comme on peut en parents, croisant les doigts pour que ça passe (dossiers, distance/internat, …). Enfin un moyen section qui sait lire et écrire en cursive, l’élève turbulent, différent qui entre dans son monde créant son langage parallèle pour « s’occuper » MAIS l’école est attentive, le maître déchiffre (trop ?) doucement la personnalité. C’est LONG c’est DUR mais un frémissement de changement dans mon académie pour vous donner de l’espoir.
    (ps reportage nul !)



  9. Anonyme sur 7 novembre 2016 à 10 h 11 min

    Cet inspecteur est totalement dans le rejet d’une réalité malheureuse du quotidien de ces enfants au sein de leurs classes, le mien 5 ans souffre et se fait stigmatiser par l’équipe éducative! Même après un teste fait par une neuropsychologue on refuse d’accepter sa différence! La solution de la maîtresse encouragée par la direction était de nous appeler nous les parents pour venir chercher notre enfant quand il est vexé ou quand il s’isole du groupe(sachant quil n’est ni agressif ni hyperactif) tout simplement parce que sa maîtresse n’a pas le temps de s’occuper de lui et refuse le fait qu’il ne veut pas faire le parcours de motricité de temps en temps ou de reperer les chiffres de 2 à 5 et autres , elle nous dit qu’il doit absolument suivre le programme de la grande section alors qu’il a le niveau Ce1 aux niveau de certains apprentissages ! Son hypersensibilité s’est accélérée encore plus et ne cesse d’augmenter et on refuse même mon aide à ce sujet refusant toute proposition de ma part!
    Dernièrement la psychologue scolaire a trouvé la solution magique pour soulager la maîtresse proposant de faire une demande d’avs ayant même l’idée de changer le profile de mon fils pour que la demande soit acceptée!
    Ce reportage montre la volonté du système à ne pas changer les choses en demandant à ces enfants de s’adapter à l’école et non pas le contraire!



  10. Anonyme sur 16 janvier 2017 à 11 h 45 min

    Je dirais juste: c’est sans espoir à l’éducation nationale. Je suis professeur.



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