Et si votre enfant était surdoué ?

JE FAIS LE TEST

Comment j’ai créé mon école pour enfants précoces

Ses propres enfants n’ayant pas trouvé leur place dans le système scolaire classique, Noémie a décidé de créer sa propre structure éducative, qui permet l’épanouissement des jeunes à haut potentiel.

J’ai repris des études en psychologie alors que mes trois enfants étaient très jeunes. Au cours de mon cursus universitaire, j’ai été amenée à effectuer des observations et des tests de Q.I. dans une classe d’élèves de 8 ans, l’âge de mon fils aîné à l’époque. Comme il manquait un sujet d’étude, je l’ai intégré au groupe des enfants analysés. Le résultat m’a stupéfiée. Il se situait largement au-dessus de la moyenne. Etait-ce une explication aux problèmes qu’il rencontrait dans sa nouvelle école? Dans l’établissement qu’il fréquentait auparavant, la pédagogie tenait compte de la personnalité de chaque bambin, contrairement à celui où il se trouvait, dont le cadre pédagogique était beaucoup plus strict. Du coup, les enseignants expliquaient qu’Ismael avait tendance à perturber la classe. Les remarques étaient récurrentes dans son carnet. Un comble pour un petit garçon très facile à la maison !

La précocité du jeune garçon de Noémie est confirmée par un test; les autres enfants de la famille sont également concernés. Malheureusement, comme bien souvent, de mauvaises expériences scolaires et sociales, allant jusqu’au harcèlement et aux coups, s’enchaînent. De son côté, à travers ses activités, Noémie rencontre d’autres enfants à haut potentiel non détectés ou en grande souffrance. Après un séjour en Jordanie qui s’avère bénéfique, les enfants étant scolarisés dans de petites classes d’une école américaine, le retour en Suisse est plus problématique :

Ma fille, comme mon fils, a connu à son tour le rejet social dans son collège. Constamment dévalorisée et insultée, elle s’est repliée sur elle-même. J’ai alerté la direction de l’établissement, en vain. Personne n’était prêt à s’investir pour que Jade retrouve le goût d’aller en cours. Ses problèmes relationnels avec ses camarades étaient considérés comme «des histoires d’enfants». Il ne lui restait plus qu’une année à effectuer pour terminer le troisième cycle quand une amie, directrice d’une crèche, m’a suggéré de créer une structure privée pour enfants HP. Séduite par cette idée et ne voyant pas d’autre solution pour que mon adolescente retrouve le goût de retourner à l’école, j’ai mis sur pied des soirées d’information. Une trentaine de parents vivant des difficultés similaires avec leur progéniture «différente» se sont montrés intéressés à sortir leurs enfants de l’enseignement public pour une structure plus adaptée.

L’association « Ecole pour enfants à besoins spécifiques d’Yverdon » est créé et deux mois plus tard, à la rentrée 2014, l’école Haora (oxygène en mahori) ouvre ses portes en accueillant une dizaine d’élèves de 11 à 14 ans.

Aujourd’hui, l’école se développe dans des locaux de 600 mètres carrés en offrant une pédagogie alternative à base de classes inversées, d’effectifs réduits,de transversalité.

Lire le témoignage de Noémie en entier

Site de l’école Haora

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